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Archives de Catégorie: Histoire et culture juives

Sami El Soudi, journaliste palestinien « les Occidentaux ont perdu leurs repères »

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Ces hommes dont la tête a été recouverte d’un sac en papier vont être exécutés sans jugement en pleine rue à Gaza Ils sont soupçonnés d’avoir communiqué avec l’ennemi Source

Une Tache de Barbarie à la Surface de la Terre

 Par Sami El Soudi, journaliste palestinien http://www.menapress.org/une-tache-de-barbarie-la-surface-de-la-terre-info-010502-16.html

Mena le 5/02/16

Il y a maintenant plusieurs années de cela, le magazine français Télérama, appartenant au groupe Le Monde, se moquait de la Ména parce qu’elle me comptait dans ses rangs et que j’étais un improbable « Palestinien pro-israélien ! ».  

Le public a sans doute eu le temps de se demander, depuis, qui d’une terroriste de treize ans poignardant un Juif ou de Sari Nusseibeh, universitaire qui œuvre avec des Israéliens à la recherche d’une solution applicable du différend israélo-palestinien est le plus efficace pour faire avancer notre cause. Et qui, d’Ismaïl Hanya, dirigeant du Hamas, qui prône l’éradication de l’Etat hébreu et qui construit des chars d’assaut en bois, ou de Salam Fayyad, ex-Premier ministre de l’Autorité Palestinienne, qui a tenté de nous doter de structures et d’infrastructures étatiques en évitant la confrontation avec Israël, pose un réel problème politique pour la coalition Netanyahu.   

Je suis un Arabe et un Palestinien athée, né dans une famille sunnite. Mon père, qui se rendait à la mosquée plusieurs fois par jour, avait appris à ses enfants à respecter tout le monde, à commencer par les chrétiens et les Juifs, à ne pas avoir de préjugés basés sur l’origine des personnes, à prendre le temps de discerner nos objectifs personnels ainsi que la manière de les atteindre, et à bien réfléchir avant de nous exprimer.  

C’est l’héritage précieux qu’il nous a légué. J’ai tourné le dos depuis longtemps à la religion mais je sais qu’il existe des dizaines de millions de mahométans paisibles qui ne demandent qu’à vivre leur vie en laissant les autres poursuivre la leur. Je connais personnellement aussi des dizaines d’agnostiques arabes, et je crois qu’il en existe quelques millions parmi le milliard et demi de musulmans vivant actuellement sur Terre. Ils sont contraints de dissimuler leurs opinions car ils vivent au sein d’une culture dans laquelle il est interdit de ne pas croire.

Depuis l’éclatement de l’Intifada des couteaux, je traverse une déprime intellectuelle profonde. Non pas une dépression psychologique, mais une remise en question de ma motivation ainsi que de mes finalités. Je ne chôme pas pour autant, essayant de me trouver au plus près des milieux de poignardeurs pour comprendre ce qui les pousse à agir, des autorités de l’AP, pour observer leurs réactions, des sympathisants islamistes connus en Cisjordanie, ainsi que des familles des terroristes-assassins, afin de mesurer les intentions des foules lors des enterrements, ce qui m’aide à me figurer la voie vers laquelle se dirige la cause palestinienne. Une cause pour laquelle j’avais décidé de consacrer mon existence, allant jusqu’à suivre Yasser Arafat au Liban, puis dans son exil tunisien, avant de le quitter alors qu’il occupait la Moukata de Ramallah, horrifié par sa pédophilie étalée aux yeux de tous, et par ses agissements qui nous conduisaient droit à l’apocalypse plutôt qu’à la paix.  

Cette semaine, alors que j’assistais aux obsèques d’un homme qui avait tué une jeune israélienne, j’ai entendu les participants hurler qu’il était désormais temps d’utiliser des armes automatiques pour éliminer les Juifs.  

Je n’ai pas discerné la moindre expression de regret ou d’humanité. La moindre trace d’intelligence ou de désir construit d’édifier l’Etat de Palestine. Je n’ai vu que bave et rage, que besoin de tuer ; en fermant les yeux j’avais l’impression d’être entouré de morts-vivants en train d’avancer, tels qu’on les voit dans les films d’horreur.  

J’ai ressenti instinctivement qu’il était temps pour moi de faire un pas de retrait et de réflexion pour envisager la poursuite de mes combats politiques. Je l’écris comme je le pense : non seulement je ne parviens pas à me reconnaître au milieu de ces individus déshumanisés, mais je me surprends à n’avoir plus rien en commun avec eux. Et je me demande si je pourrais vivre dans l’Etat de Palestine en leur compagnie et aussi si j’en ai l’envie, mais j’éprouve en réponse l’inverse d’une certitude.  

La question n’est cependant pas à l’ordre du jour, puisque l’écrasante majorité de mon peuple a pris un chemin qui ne mène pas à l’émancipation mais à la destruction et au suicide. Ces gens baignent dans un environnement mental hétéroclite, fait d’une bonne dose d’islamisme, même si je doute que la plupart d’entre eux entende quoi que ce soit à la religion, de nationalisme arabe, du remord de n’être pas en train de combattre en Syrie et en Irak, de délabrement matériel autant que mental, nourri par une vie de promesses infondées et donc inévitablement pas tenues, et d’une poussée de monoculturalisme assorti de son lot de racisme, de xénophobie et d’antisémitisme.  

Le pire étant que je suis convaincu – parce que je leur parle autant que faire se peut, ce qui est délicat, car raisonner les irrite rapidement – qu’aucun de ceux que je vois s’agiter autour de la dépouille du terroriste n’est intellectuellement capable d’assimiler le contenu du paragraphe précédent. Ils sont comme une potion médicamenteuse dont on ignorerait les ingrédients mais qui s’intitulerait « Aliénation mortelle ».   

Ils ne cherchent nullement à remporter un quelconque combat, mais uniquement à tuer des ennemis et à mourir ensuite pour atteindre le ciel et les vierges qui s’y prélassent en les y attendant. Ils en sont à ce point persuadés qu’ils le crient en chœur à la moindre occasion.  

Ils ne sont responsables de rien, ils sont irresponsables, la vie terrestre n’a aucune valeur à leurs yeux, la mépriser, c’est se rapprocher d’Allah, tout est la faute de l’autre, et l’autre le plus proche est l’Israélien. Donc ils se jettent sur les Israéliens pour les tuer.  

Leur « détermination », en fait leur délire, impressionne les journalistes et les gouvernements des Etats industrialisés qui ne s’intéressent pas vraiment à la situation que je décris. Cela les pousse à s’auto-flageller et à leur montrer de la compassion au détriment des Israéliens. Au point que l’un des membres de notre rédaction a écrit cette semaine sur Facebook que « si ce sont des terroristes », comme la Ména l’écrit, « ce sont des monstres. Mais si ceux qui commettent ces crimes sont des Palestiniens », comme le rapportent les media occidentaux, « alors les Palestiniens sont des monstres ».  

Ce n’est pas tout de l’aveuglement du monde chrétien : la situation que je décris en Cisjordanie est la même que celle qui ravage actuellement la presque-totalité du monde musulman. Or face à une violence inouïe qui les effraye, les Occidentaux ont perdu leurs repères, et, partant, l’énergie nécessaire à se protéger. Au prétexte d’éviter l’islamophobie et l’amalgame, ils ont abandonné leur sens critique et ne discernent plus le phénomène abominable qui se déroule pourtant sous leurs yeux. C’est donc moi, un Arabe, pétri de honte et de repentir, pour sauver l’honneur des quelques-uns, à l’instar de ceux que j’ai déjà cités et d’esprits supérieurs à l’image de l’écrivain Boualem Sansal, qui vais leur proposer un petit récapitulatif.  

Actuellement, sur l’ensemble du globe, de manière systématique et au nom de l’Islam :  

Seuls des musulmans participent à des guerres.

Seuls des musulmans tranchent les têtes de leurs adversaires.

Seuls des musulmans les brûlent vifs.

Seuls des musulmans les noient.

Seuls des musulmans pendent leurs détracteurs.

Seuls des musulmans procèdent à la pendaison par étouffement.

Seuls des musulmans condamnent des gens à la décapitation par le sabre.

Seuls des musulmans procèdent à la crucifixion.

Seuls des musulmans précipitent des condamnés depuis le toit des immeubles.

Seuls des musulmans condamnent les homosexuels à mort.

Seuls des musulmans ont recours à la lapidation.

Seuls des musulmans réalisent l’ablation punitive de certaines parties du corps.

Seuls des musulmans condamnent des gens à recevoir des centaines de coups de fouet.

Seuls des musulmans pratiquent le terrorisme, tant dans leurs régions que dans les pays étrangers.

Seuls des musulmans assassinent sans discernement des êtres humains, sans les avoir identifiés autrement que par leur supposée identité nationale ou religieuse.

Seuls des musulmans pratiquent des assassinats-suicides

Seuls des musulmans pratiquent des assassinats à la voiture tueuse.

Seuls des musulmans assassinent des journalistes dans leur rédaction.

Seuls des musulmans assassinent des gens attablés dans des restaurants.

Seuls des musulmans assassinent des gens assistant à des spectacles.

Seuls des musulmans assassinent des Juifs, y compris des enfants, dans des écoles.

Seuls des musulmans assassinent des Juifs dans des supermarchés casher.

Seuls des musulmans assassinent des innocents dans des gares et des stations de métro.

Seuls des musulmans assassinent des Juifs dans des musées.

Seuls des musulmans ont assassiné 2 500 innocents n’ayant jamais offensé l’islam (le 11 septembre 2001 aux Etats Unis) en une seule journée.

Seuls des musulmans détruisent des lieux de culte d’autres religions.

Seuls des musulmans détruisent des vestiges historiques appartenant au patrimoine de l’humanité.

Seuls des musulmans invoquent le nom de Dieu lorsqu’ils assassinent.

Seuls des musulmans réduisent des êtres humains à l’esclavage et à l’esclavage sexuel.

Seuls des musulmans œuvrent en faveur d’une doctrine visant à soumettre le monde à leur croyance.

Seuls des musulmans épousent des enfants impubères. [1/3 des mariages célébrés en Turquie le sont avec des mineurs. Source : Fonds des Nations Unies pour la Population. Ndlr.].

Seuls des musulmans condamnent à mort les femmes prétendument infidèles.

Seuls des autorités d’Etats et d’entités étatiques musulmans honorent les terroristes pour les assassinats qu’ils ont commis.

Seuls des musulmans persécutent, chassent et massacrent les minorités qui vivent parmi eux, Yazidi, Kurdes, Coptes, chrétiens, zoroastriens, bahaïs, bouddhistes, etc.

En 1960, le Liban était un pays à majorité chrétienne ; les membres de cette communauté ne représentent plus aujourd’hui que vingt pour cent de la population.

En 1950, les chrétiens constituaient 85 % de la population de Bethlehem, ils sont aujourd’hui 35 %. Le même phénomène se retrouve partout en Cisjordanie, où des communautés entières ont émigré à l’étranger, notamment en Amérique du Sud.

Il reste 350 000 chrétiens en Irak, en 1980, ils étaient un million. Les chrétiens d’Irak sont en voie de disparition.

Seuls des Etats musulmans menacent d’autres Etats d’éradication.

Les seuls Etats à nier l’extermination industrielle des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale sont musulmans.

Le seul Etat dans lequel selon l’OMS plus de 90 % des femmes sont exclitorisées est musulman (l’Egypte).

Seuls des musulmans pratiquent le viol de masse.

Seuls des musulmans pratiquent le Crime d’honneur.

Seuls des musulmans masquent la totalité du corps des femmes y compris leurs yeux.   

Seuls des musulmans punissent les femmes qui montrent leur visage.

Il n’existe qu’un seul Etat musulman réellement démocratique : la Tunisie.

Seuls des musulmans punissent les femmes qui se trouvent en compagnie d’hommes n’appartenant pas à leur famille.

Si j’ai mentionné le moindre crime exclusivement musulman par erreur ou pratiqué le moindre amalgame, je vous invite à le faire savoir à la rédaction et je m’engage à apporter les corrections nécessaires.  

Si vous assimilez le fait d’établir la liste des crimes exclusivement pratiqués par des musulmans à de l’islamophobie, c’est que vous entendez museler l’expression de la réalité.  

Ceux qui prétendent qu’une religion dont les membres s’adonnent aux genres de crimes figurant sur cette liste et dans les quantités où ils les perpètrent est une « religion de paix », devraient être invités à s’expliquer. En ce qui me concerne, je crois que le monde serait largement plus viable et paisible si cette croyance n’existait pas et qu’elle est un fléau pour les êtres humains et les nations, dont la mienne. Une tache de barbarie à la surface de la Terre.  

J’ai honte.

Lire aussi

  • Interview de Sami El Soudi qui raconte l’histoire de son engagement après avoir longuement côtoyé Yasser Arafat et s’en être séparé avoir avoir observé ses mensonges, son immoralité, sa corruption et ses tromperies;

http://www.metulanews.net/article.php?sid=2011

Introduction à la Ména

jeudi, 15 octobre 2009
A la Ména, nous avons compris très tôt que seule une information professionnelle, faite par des professionnels du meilleur niveau, pouvait servir nos objectifs. Nous n’avons jamais non plus dissimulé la nature de nos finalités, elles consistent à exploiter au mieux notre connaissance du Moyen Orient, ainsi que le fait que nous en faisons partie de manière homogène, qu’il nous accueille, nous taraude et nous nourrit.

 
La Ména, de son nom complet la Metula News Agency, est dirigée au plan rédactionnel depuis le village israélien de Métula qui lui donne son nom. Ce village est le plus septentrional de l’État d’Israël, il est en fait l’aboutissement géographique d’un isthme politique entre le Sud-Liban et la Syrie. D’où que nous regardions depuis les fenêtres de l’agence, nous ne distinguons que les maisons de ces États voisins, leurs montagnes et leurs neiges en hiver.

 
Là ne s’arrête pas la particularité de la Ména pour autant, puisque nous sommes la seule agence de presse dont la direction rédactionnelle se situe en Israël, qui emploie en permanence des correspondants dans les pays et territoires arabes, que sont le Liban, la Jordanie et la Palestine.

 

Notre correspondant principal au Liban, par exemple, Michaël Béhé, joue un rôle prépondérant dans la réinformation des Libanais de la diaspora, aussi bien que pour ceux qui subissent au pays la domination syro-iranienne, par Hezbollah interposé.

 

Le chef de la Ména palestinienne, quant à lui, Sami El-Soudi, fait partie de la tendance Sari Nusseiba, qui prône une approche réaliste à la solution du conflit régional, qui soit basée sur la reconnaissance et le respect mutuel et qui prenne en compte les droits légitimes de son peuple. Sami, par son langage simple, par une honnêteté intellectuelle sans concessions, a trouvé le moyen d’accéder directement au cœur et à la réflexion de ses lecteurs par chacun de ses articles.

 
La Ména est constituée d’une mosaïque d’analystes et de commentateurs, qui respirent l’air de tous les pays de la région et dont les idées vont de l’anarchisme déclaré d’Ilan Tsadik au néo-conservatisme pro américain d’un Guy Millière.

 

Ce qui les a fait se rencontrer, c’est d’abord le grand talent d’hommes qui les anime mais surtout leur refus de la fatalité de la discorde entre des personnes appartenant à des cultures différentes. Aussi, au lieu de laisser leur conviction en jachère, ils ont décidé de servir cet espoir commun, en faisant se réunir leur expression professionnelle dans la même agence.

 

A la Ména nous sommes en effet persuadés que la paix repose, entre autres choses, sur trois paramètres pratiques : La connaissance de la réalité de l’autre – qui est largement exposée dans les articles de l’agence. L’analyse rationnelle, à laquelle nous nous livrons quotidiennement afin d’éliminer du chemin de la compréhension l’écueil du manque de réalisme, et la réinformation.

 

La réinformation est un terme que j’ai inventé, au détour d’une digression avec Sami El-Soudi, et qui signifie que nous nous attelons ici au rééquilibrage des informations erronées ou tronquées qui parviennent à l’étranger sur ce qui se passe chez nous…

Amira Jumaa, koweitienne privilégiée renvoyée de Sciences-po pour antisémitisme

Amira Jumaa (Photo: Facebook)

Amira Jumaa (Photo: Facebook)

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 Vous les juifs (…), vous n’êtes à votre place nulle part dans ce monde – c’est pour ça (…) que vous êtes l’objet de discriminations où que vous soyez », avait-elle écrit dans un échange sur Facebook, selon Inglourious Basterds.

« Vous n’avez pas d’endroit où vivre dans ce monde – c’est pourquoi vous êtes du rebut et des rats, et vous êtes discriminés où que vous soyez. Ne blâmez pas les pauvres Palestiniens, » avait-elle écrit sur Facebook

Son interlocuteur l’ayant taxée de racisme, elle avait répondu : « je ne suis pas une immigrée venue de France. Je viens du Koweït et mon pays peut vous acheter, vous et vos parents, et vous mettre dans des fours ».

Source http://fr.timesofisrael.com/la-koweitienne-a-ete-officiellement-renvoyee-de-science-po-pour-antisemitisme/

Une étudiante de Sciences Po en stage à l’ambassade de France à New York a été renvoyée pour avoir tenu des propos antisémites sur Facebook. L’Institut d’études politiques parisien indique qu’une procédure disciplinaire est en cours.

«Vous les Juifs devez apprendre ces leçons (…) Vous n’avez pas d’endroit où vivre dans ce monde – c’est pourquoi vous êtes du rebut et des rats, et vous êtes discriminés où que vous soyez. Ne blâmez pas les pauvres Palestiniens (…) Je suis du Koweït donc mon pays peut vous acheter vous et vos parents et vous mettre dans des fours».

Ces propos violents et antisémites tenus sur Facebook par une étudiante de Sciences Po en stage à l’ambassade de France à New-York ne sont pas passés inaperçus. Ils ont entraîné le renvoi «immédiat» de l’étudiante concernée, Amira Jumaa, ainsi que l’ont indiqué les services culturels de l’ambassade de France aux Etats-Unis le 23 octobre.

Une procédure disciplinaire est en cours

A Sciences Po Paris, l’administration a été mise au courant par l’ambassade. «Incontestablement, nous reconnaissons la gravité des faits», déclare un représentant du prestigieux IEP parisien. «Le directeur de Sciences Po a pris la décision de suspendre la scolarité de l’élève concernée à titre conservatoire, en attente d’un jugement que peut porter la section disciplinaire de l’établissement.» Amira Jumaa risque le renvoi pur et simple de l’établissement.

Le site de Inglourious basterds qui a fait connaître l’affaire

Les Basterds vous présentent Amira Jumaa qui veut mettre les Juifs dans les fours avec l’argent de son papa.

Les Basterds vous présentent Amira Jumaa qui veut mettre les Juifs dans les fours avec l’argent de son papa.

MAJ : suite à la diffusion de cet article, le consulat de France de New York a mis fin immédiatement au stage d’Amira Jumaa. Nous sommes toujours en attente d’une réaction de Sciences Po.

Update: Following the Basterds article, the French Consulate terminated Amira Jumaa’s intership immediately. We are still looking forward Sciences Po’s reaction.

Les amis, on a une belle prise. Elle est jeune, elle est riche, elle est jet set, elle aime l’équitation, et elle déteste les juifs.

Dear friends, here is a nice catch. She’s young, she’s rich, she’s jet set, she likes riding horses and she hates jews.

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Amira Jumaa a la vingtaine, elle vient du koweit, elle étudie à Sciences Po Paris.

Amira Jumaa is in her 20s, she is from Kuweit, she studies in Sciences Po Paris.

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Amira déteste Israël, et appelle au boycott. Dommage, elle étudie à Sciences Po, et elle ne sait même pas que c’est illégal.

Amira hates Israel, and is calling for boycott. Too bad, she studies in Sciences Po and doesn’t even know that calling for boycott is illegal.

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Amira ne reconnait pas Israël.

Amira doesn’t recognize Israel.

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Tout cela aurait pu s’arrêter à une affaire d’antisionisme (une de plus). Sauf qu’Amira a une solution pour les juifs qui rappelle le petit moustachu du Reichstag :  Amira croit qu’avec l’argent de Papa, elle peut mettre les juifs dans des fours. Oh qu’elle déteste les juifs… oh que ce qu’elle poste est vilain…

You wanna say that it’s « normal », that she’s not the first girl from Kuweit that is « antizionist »? Wait for it: Amira has a solution to take care of jews that reminds us the little men with a moustache from Reichstag. Amira believes that with Daddy’s money, she can put the jews in ovens. She hates jews so much… and is posting so many ugly comments…

Alors question :  qui a donné son poste à Amira Jumaa, qui travaille à l’ambassade de France, à New York?

Question:  who gave a job to Amira Jumaa in the French Embassy in NYC?

On compte sur vous pour faire tourner cet article, cette personne n’a pas à représenter la France, d’où que ce soit !


Sur Internet circule déjà un «plaidoyer pour Amira Jumaa» dont l’auteur affirme avoir contacté Amira et l’interlocuteur Facebook envers lequel elle avait tenu les propos incriminés. La jeune fille se serait «excusée» pour cette «grosse bêtise». Loin d’être suffisant…

Source http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/etats-unis-une-stagiaire-de-l-ambassade-de-france-renvoyee-pour-propos-antisemites-17397/

Qu’est devenue la donzelle ?

  1. elle se serait excusée
  2. elle aurait été nommée secrétaire à l’ambassade du Koweit à Athènes
  3. un plaidoyer en sa faveur a été supprimé à sa demande
  4. ses comptes Facebook et Linkedin sont inaccessibles
  5. Les médias français sont très discrets sur cette affaire qui remonte tout de même au 23/10/2015

De la douceur dans ce monde de brutes. Tumbalaïka dans la synagogue portugaise d’Amsterdam

Tumbalaïka est une chanson d’amour traditionnelle yiddish. C’est l’histoire d’un célibataire qui tente de séduire une jeune femme en lui posant trois devinettes.

Qu’est-ce qui peut pousser sans pluie ? une pierre

Qu’est qui peut brûler sans fin ? l’amour

Qu’est ce qui peut souffrir et porter le deuil sans larmes ? Un cœur

La Connectrice

Mise en ligne le 20 déc. 2009

Naftali Herstik, Alberto Mizrachi, Benzion Miller with the Neimah Singers – Tumbalalaika. From the concert « Cantors; A Faith in Song » recorded in the Portuguese Synagogue of Amsterdam in 2003.

Tumbalaika is a Yiddish folk song about a bachelor who tries to make the acquaintance of a young woman by asking her three riddles. What can grow w/o rain? (A stone.) What can flame endlessly? (Love.) What can ache and mourn w/o tears? (A heart.)

 

 

L’hommage aux victimes des islamistes enfumé par la visite des mosquées

Les cérémonies d'hommage courront du mardi 5 au dimanche 10 janvier.

Source photo Le véritable hommage des Parisiens aux victimes des islamistes se tient aux pieds de la République, pas dans les mosquées

Nous vivons dans un monde incohérent où les valeurs humaines sont réduites aux ingrédients d’un mauvais couscous. Nous sommes en état de guerre avec les islamistes mais il semble plus important à nos responsables irresponsables de protéger les musulmans que les mécréants que nous sommes.

Alors que le samedi 9 janvier était dédié à la triste commémoration des attentats commis par le djihadiste Coulibaly contre  l’Hypercacher de Vincennes et contre Clarissa Jean-Philippe policière de Montrouge , l’hommage aux victimes était brouillé par une invitation tonitruante des imams à constater de visu, dans les mosquées, comme les musulmans de France sont gentils.

Ces aimables musulmans n’avaient pas affrété de grands cars pour se rendre à la porte de Vincennes et à Montrouge mais pour conduire voilées et barbus (séparément pour ne pas tenter chétane) dans les mosquées de manière bien visible pour assurer l’encadrement des mécréants dans le dos desquels ils crachent ou répandent du sel pour chasser le mauvais œil.

Pire, le dimanche suivant le président de la République rendait visite à la grande Mosquée de Paris pour dire aux Musulmans combien il compatissait à leur douleur d’être stigmatisés. A-t-on déjà vu dans l’histoire, en période de guerre, rendre de concert un hommage aux victimes et aux complices des assassins ? Pas que je sache. Si aujourd’hui nous rendons un commun hommage aux victimes françaises et allemandes des deux boucheries des guerres mondiales, c’est parce que nous avons fait la paix avec l’Allemagne et c’est heureux.

Padamalgam plus important que les victimes des islamistes

Padamalgam prenait ainsi dans les médias d’information le pas sur le recueillement en souvenir de personnes innocentes, des gens comme vous et moi qui auraient pu être vous ou moi, assassinées aux cris d’Allah Akhbar sous les balles de fous d’Allah adorateurs de Mahomet.

Il est insupportable qu’à chaque attentat islamiste, le chœur des décérébrés de toutes obédiences s’alarme avant tout des dangers d’islamophobie que courent les gentils adeptes de la religion de paix et d’amour qui assassine, égorge, poignarde de plus en plus souvent encouragés par la  propagande efficace de l’Etat islamique qui les assure de l’enfer dans la vie et du paradis dans la mort.

Si les musulmans de France étaient sincèrement indignés par les crimes sauvages commis par leurs coreligionnaires ne pensez-vous pas qu’au lieu de défendre leur beefsteak  avant toute chose ils défendraient plutôt les mécréants que nous sommes en dénonçant les djihadistes, en faisant le ménage devant la porte de leurs milliers de mosquées, en interdisant les appels au meurtre des chrétiens et des juifs dans leurs cinq prières quotidiennes et qu’ils auraient la décence et l’humilité de s’effacer en ces jours de peine pour se joindre à la foule des Français anonymes meurtris dans leur chair , leur nation et leur âme?

A ce propos, je serais curieuse de savoir si les ravis des mosquées qui y mettaient le pied pour la première fois en ces journées portes ouvertes avaient eu droit à la lecture en français des prêches et des prières qui s’y déroulent.

Il faut être aveugle pour ne pas voir que les musulmans de France ne songent qu’à défendre leur communauté, cette oumma islamiya complice active ou passive de tous les crimes commis au nom de l’islam. Si ce n’était pas le cas, ils le prouveraient en descendant massivement dans nos rues pour hurler leur indignation et leur souffrance.

Je ne crois qu’aux actes. A chaque attentat islamiste, j’attends un désaveu franc et massif de la communauté musulmane et je ne vois toujours rien venir.

Au contraire, j’entends ça et là des musulmans justifier les attentats au nom de la Syrie, de l’Afghanistan, de la Libye, du Mali ou de la colonisation ou bien inverser les rôles comme l’avait fait le père de Mérah menaçant de poursuivre la France qui avait tué son gentil fiston ou, récemment la mère du djihadiste du commissariat du 18ème à Paris accusant la France d’avoir tué son fils innocent qui venait régulariser ses papiers avec une fausse bombe, un hachoir de boucher, un témoignage d’allégeance à l’Etat islamique et le dessin de son drapeau …

Des Tunisiens se présentant comme ses proches rejettent tout lien entre lui et des groupes extrémistes. «Pourquoi ont-ils tué mon fils? Il est allé (au commissariat) pour son passeport. Mon fils n’a rien (fait), c’est moi qui lui ai dit de rentrer. Je lui ai dit je vais être opérée à la main et je veux te voir», a réagi une femme, présentée comme la mère, dans une vidéo diffusée par la radio privée Sabra FM. «Il m’a demandé de lui envoyer des extraits de naissance, il était alors en Allemagne», a-t-elle ajouté, avant de laisser éclater sa colère. «Ils l’ont suspecté parce qu’il avait un sac banane pour mettre son téléphone ? C’est pour ça qu’ils ont tué mon fils ! La France a tué mon fils, je veux les droits de mon fils et rien d’autre», a-t-elle clamé, effondrée.http://www.leparisien.fr/faits-divers/attaque-du-commissariat-l-assaillant-etait-demandeur-d-asile-en-allemagne-10-01-2016-5437011.php

Il parait que peu de Parisiens se sont rendus à l’hommage public de la place de la République, contrairement 11 janvier 2015. Les Français ont-ils eu un sursaut de lucidité après avoir compris qu’ils avaient été manipulés par le pouvoir pour noyer le poisson en invitant tous les tortionnaires de la planète, indignation publique qui n’avait pas mis un frein au laxisme des polices et de la Justice, incurie qui s’était soldée par la tragédie du 13 novembre ?

Le véritable hommage aux victimes, hors de l’ombre des mosquées, n’est-il pas ces autels anonymes couverts de drapeaux tricolores, de fleurs, de bougies et de dessins qui continuent de vivre place de la République et sur tous les lieux où sont tombés les victimes des attentats islamistes, parfois fomentés ou encouragésdans l’opacité de ces mêmes mosquées ?

La connectrice

Hommages sincères et spontanés à Paris, Montrouge et Saint-Denis

Attentats : chaque jour, le frère d'une victime se recueille devant la Belle Equipe

Hommages anonymes devant « La Belle Equipe » Source 

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VIDÉO – Attentats à Paris : l’hommage aux victimes avant PSG-Troyes

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« Le Carillon » rue Bichat Paris 10ème

Le café du Bataclan, qui jouxte la salle de concert, le 26 novembre 2015, à Paris.

Le Bataclan

Montrouge, traumatisée, rend un dernier hommage à Clarissa Jean-Philippe

Source photo

Clarissa Jean-Philippe, la policière de Montrouge a vraisemblablement arrêté dans sa folie meurtrière Amedy Coulibaly qui se dirigeait vers l’école juive de Montrouge, laquelle lui rend un vibrant hommage.http://www.wat.tv/embedframe/245710chuPP3r12179259

http://www.wat.tv/video/regardez-hommage-ecole-juive-791kr_2exyv_.html

La gauche a abandonné les Français juifs

Il y a encore 20 ans, tous les juifs que je connaissais étaient de gauche, présents dans toutes ses tendances.

Aujourd’hui, à l’image de la population française dans son ensemble, les Israélites de France expriment leur déception dans des votes qui s’orientent de plus en plus à droite, franchissant, et c’est nouveau comme le souligne l’article ci-dessous, les antagonismes de classe et les niveaux de richesse.

Victimes d’un antisémitisme croissant au rythme de l’islamisation du pays, une islamisation encouragée par la politique du gouvernement socialiste, les Français de confession juive se tournent vers ceux qui sont les plus susceptibles de garantir leur sécurité. Et pour l’instant, un seul parti, le Front National affirme sans retenue son patriotisme contre l’invasion islamiste qui a nourri les terroristes qui ont semé la mort en janvier et novembre 2015.

De son côté la gauche n’a cessé de manifester une indulgence criminelle vis à vis des délinquants et des criminels qui persécutent les juifs avec les mêmes arguments que les nazis, hurlent « mort aux juifs » dans certaines manifestations dites « antisionistes », séquestrent et torturent des juifs comme le jeune Ilan Halimi (une trentaine de voisins était au courant et ont approuvé, aucune sanction pour eux, sanction légère pour l’appât) et attaquent l’hyper cacher de Vincennes pour la seule raison qu’il est un commerce juif.

Dans l’article ci-dessous vous pourrez lire l’analyse du président de la Confédération Des Juifs de France et Amis d’Israël qui donne de nombreux exemples justifiant le désamour des Israélites de France pour la gauche.

La Connectrice

Source

 

Les juifs de France et la gauche : Que reste-t-il de nos amours ?

Les juifs de France et la gauche : Que reste-t-il de nos amours ?

La désaffection des juifs d’aujourd’hui pour la gauche est un phénomène que la «sociologie spontanée” pratiquée au café du commerce ne manque pas de souligner, soit pour le déplorer, soit, au contraire pour s’en réjouir.

Que sont devenus les gros bataillons de juifs communistes lecteurs, jadis de la Naïe Presse en yiddish ? Que sont devenus les ” bundistes” de la rue René Boulanger et du cercle Gaston Crémieux ? Certes, l’U.E.J.F, le Cercle Bernard Lazare et l’Hachomer Hatzaïr existent toujours comme lieu de rassemblement de la gauche sioniste française, mais ce n’est pas leur faire injure que de constater leur considérable perte d’influence au sein de la communauté, et qu’ils ne constituent plus aujourd’hui qu’une sorte de relique d’un passé florissant.

Quand on a la curiosité de consulter les études de sociologie consacrées à ce sujet, on découvre que le comportement politique des juifs de France est largement déterminé par leur statut social. En gros, les nantis votaient à droite et les autres à gauche, en tous cas jusqu’à un passé récent. Dominique Schnapper et Hélène Strudel l’ont démontré de manière brillante dans un article remarquable sur le « vote juif » paru en 1983.

Petit retour historique: lorsque dans la première moitié du 20ème siècle, les juifs d’Europe orientale fuyant la misère et la persécution trouvent refuge en France, ils ne vont pas s’installer directement dans le XVIème arrondissement. Ce petit peuple d’ouvriers et d’artisans se retrouve mêlé au Paris populaire, celui qui vote “rouge” et vomit le bourgeois, et qui se concentre à Belleville ou à Ménilmontant. Pourquoi aurait-il adopté un comportement électoral différent de celui de ses voisins de palier, d’autant plus que l’antisémitisme était alors massivement présent dans le “peuple de droite” ?

Quant aux “israélites français”, hormis une partie des intellectuels juifs dont Lucien Herr et Léon Blum sont les plus emblématiques exemples, ils se comportaient comme leurs équivalents de la bourgeoisie « goy », à la différence près qu’ils manifestaient un républicanisme intransigeant par fidélité à ceux à qui ils doivent leur émancipation.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Les enfants de prolétaires juifs polonais sont devenus professeurs, avocats, hommes d’affaires et la communauté juive de France a été profondément marquée par l’arrivée massive des juifs d’Afrique du Nord au début des années 60. Ces derniers n’adhéraient pas spontanément, loin de là, à une gauche rendue responsable, avec de Gaulle, du “bradage” de l’Algérie française. Mais, peu à peu, leur comportement électoral s’est normalisé et a rejoint celui de l’ensemble de la population, à la notable exception du vote Front national, même si quelques juifs s’y sont perdus, et que ce phénomène a eu tendance à s’accentuer depuis la passation de pouvoir du père à la fille.

La surreprésentation des juifs français dans les milieux intellectuels : université, presse, édition, arts, traditionnellement orientés majoritairement vers la gauche a induit une analyse perverse et a donné l’impression que les juifs français échappaient au déterminisme de classe pour régler leur comportement politique sur des valeurs, majoritairement de gauche. Cette illusion était amplifiée par leur « surreprésentation » au sein des institutions juives et notamment du C.R.I.F. ( peu « représentatif » de la réalité juive sur le terrain, celle du « peuple juif de France »!) ou de l’U.EJ.F.( groupuscule de quelques 300 à 400 membres et plus représentatifs d’une section du parti socialiste que de la jeunesse juive). Bien que peu représentatives ces structures de notables ont l’écoute des médias dans la mesure où ils suivent docilement le gradient du politiquement correcte.

De plus, il y a une radicalisation gauchiste des juifs dits ”antisionistes” qui se retrouvent au P.C ou chez les Verts, voire à Europalestine ou l’UJFP, ceux que Shmuel Trigano nomme, à juste titre, les “alterjuifs”. Ils sont ultra minoritaires malgré le vacarme qu’ils produisent; leur écho médiatique est inversement proportionnel à leur réelle influence. En effet, ils sont les « chouchous » des médias qui veulent entendre dire par un juif tout ce qu’ils n’osent pas dire directement. Entre eux et la masse du peuple juif de France, viscéralement attachée à Israël, il n’y a rien!

Mais tout ceci n’invalide pas, globalement, les résultats obtenus par les différentes analyses sociologiques sur le terrain : le vote juif n’en est pas un, à l’exception de quelques temps forts.

Sauf que! En Israël, où ils sont près de 200 000 binationaux à faire la queue devant les consulats lors de chaque présidentielle, il y a une sensibilisation particulière à la politique étrangère de la France et que cela se traduit, très nettement, dans les urnes! En 1981, ils ont voté à 75% pour François Mitterrand contre Giscard d’Estaing. En 2007, ils furent plus de 80% à préférer Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal. On n’a pas besoin d’aller très loin pour chercher les motivations de ce vote, mais il pourrait être le révélateur d’un phénomène nouveau, contagieux à la métropole et reflet d’une inquiétude certaine.

La montée de l’antisémitisme depuis les années 2000, la distanciation du Parti Socialiste de ses amitiés communautaires et d’Israël, ont , en effet, changé la donne.

Depuis la seconde guerre mondiale, et notamment aux côtés de la S.F.I.O, la communauté juive de France a eu une communauté de parcours avec la gauche.

Des nombreux membres de cette communauté avaient des postes à responsabilité au sein du Parti Socialiste, du Parti Communiste et des Syndicats; mais, voilà, il y a dix ans, un théoricien du Parti Socialiste, Pascal Boniface, lance une polémique qui n’a cessé d’empoisonner les relations entre le Parti Socialiste et la communauté juive de France.

Le ver était dans le fruit!

Les dirigeants socialistes d’origine juive ont du faire preuve d’imagination afin de « démontrer » leur « non allégeance à Israël », se détachant de toute position qui aurait pu être ambigüe, jusque, parfois, à prendre des positions plus radicales que leurs « camarades » « goy ».

Le Parti Socialiste, à l’origine très pro-israélien, a pris ses distances pour arriver à des positions très proches d’une certaine radicalité anti-israélienne. Cela était d’autant plus facile que c’était un sentiment largement répandu dans la société française.

Mais ce qui est plus grave, beaucoup plus grave, c’est ce qui s’est passé en Novembre 2011: la mise en application par le Parti Socialiste, représenté par Madame Aubry ( dont on connait les amitiés), de la directive Boniface: la politique des « quota » ethniques dans les investitures!

L’on pourra dire ce que l’on veut, la décision de « désinvestir » trois députés socialistes « d’origine juive », comme on se plait à le dire, au profit d’antisionistes notoires, n’a pas été anodine et a laissé des traces. En effet, on s’en souvient, sur quatre députés parisiens « d’origine juive », trois ont été destitués! En Île de France, c’est cinq députés d’origine juive qui ont cédé leur place aux« verts » particulièrement hostiles à Israël.  Cette décision n’était certainement pas le fruit du pur hasard! Même si ce n’était pas de l’antisémitisme, cela lui ressemblait fort et a été ressenti comme tel, et tout au mieux cela était de l’opportunisme cher à la doctrine Boniface; ce « bonifacisme » ressemblait fort à une politique des « quotas » à laquelle l’Union Soviétique nous avait habitués. Et ce ne sont pas les dénégations des principaux intéressés, prisonniers du système, qui changeront la donne. Ce ressenti a reflété une triste réalité. Le Parti Socialiste a laissé apparaître une volonté de rétablir, pour les juifs du parti, le triste et célèbre « numerus clausus » dans ses investitures, c’est désormais à lui de nous démentir par des faits.

L’arrivée de François Hollande, ami de toujours d’Israël et attentif aux inquiétudes de la communauté juive de France a quelque peu changé la donne. L’arrivée d’Emmanuel Valls et le départ des communistes et des verts du gouvernement, a redonné quelques espoirs à la communauté juive et aux amis d’Israël. La réplique forte et claire du gouvernement face à l’antisémitisme a conforté cette approche.

Malheureusement la crise, le manque de résultats dans le domaine économique et social, les prises de position plus centristes que socialistes du gouvernement a ouvert une brèche dans le camps socialiste avec l’apparition des frondeurs et un fossé avec les ex-alliés verts et communistes. Pour les garder dans le “giron de la gauche”, il a fallu leur donner des gages qui, bien entendu et comme souvent, le furent au détriment de la communauté juive et des amis d’Israël ( vœux pour la reconnaissance de l’État palestinien, modération face aux dérapages anti-israéliens, voire antisémites, …).

Dans ce contexte et face à la progression exponentielle des actes antisémites de plus en plus violents qui venaient presque exclusivement des milieux maghrébins et islamistes, un nombre de plus en plus importants de français juifs se sont ancrés dans la défense des valeurs de laïcité, de sécurité et d’identité de plus en plus transgressées. C’est ainsi que, pour la première fois, des français juifs ont succombé à l’attraction du vote Front National: de 14% en 2012, ils ont du croitre à environ 20% aujourd’hui, voire plus.

En effet, la prise de pouvoir de Marine Le Pen, le fait comme l’a si bien dit Roger Cukierman, que Marine Le Pen était “irréprochable” dans son expression ( je défis quiconque de trouver des propos racistes ou antisémites dans ses déclarations) , qu’elle ait condamné sans ambigüité l’horreur et l’indignité de la Shoah, qu’elle ait sanctionné de manière immédiate et de manière irrévocable tous ceux qui, dans son camps, ont dérapé, tout cela a fait que le passage à l’acte du vote front national n’était plus sacrilège !!!

Et n’en déplaise à Messieurs Sacha Reingewirtz et Ghershon Nduwa le glissement vers le vote Front National n’est certainement pas dû aux gènes des juifs séfarades ( je croyais que  ce combat rétrograde entre séfarades et ashkénazes était d’un autre âge) mais plutôt au manque de réponses claires et sans ambiguïté aux angoisses des juifs de France.

Malheureusement, ce ne sont ni les propos de François Fillon sur Israël ou l’abattage rituel, ni le fait de mettre les troublions de gauche anti-israéliens, voire antisémites, sur la liste régionale de Claude Bartolone ( Clémentine Autain est en deuxième place !!!!!) qui rassureront nos concitoyens de confession juive ou les amis d’Israël.

Nous ne le répéterons jamais assez: tant dans la communauté juive que nationale, le peuple a besoin d’être rassuré et de retrouver la confiance; seule un retour à l’éthique et à l’écoute du peuple, une réformation politique et une créativité renouvelée nous permettra de retrouver cette confiance si nécessaire au retour du politique, au développement économique et au lien social.

Il est urgent de redonner de l’espoir à ceux qui sont cruellement désespérés!

Richard C. ABITBOL

Président

Netanyahou : Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs, le grand mufti de Jerusalem l’y a incité. Scandale dans la communauté juive …

Avertissement

Cet article a été publié pour la première fois sur Riposte laïque où il a suscité de nombreux commentaire, souvent extrêmement agressifs, en particulier de chrétiens qui me reprochent d’avoir qualifié Hitler de « dictateur chrétien », j’aurais du écrire « de culture chrétienne » mais il ne s’agissait pas de séparer les bons chrétiens des mauvais comme on me le reproche, ce n’était pas l’objectif de l’article. Je replaçais les événements dans leur contexte historique, quand l’Allemagne et ses voisins étaient très majoritairement catholiques, protestants et orthodoxes et qu’ils s’entendaient pour persécuter les juifs.

De leur côté les représentants de la gauche israélienne n’ont pas de propos assez durs pour qualifier le rappel que fait Natanyahou de faits historiques. Ils ne m’ont pas convaincue, je persiste et signe.

La Connectrice

Rencontre entre Hitler  et Haj Amin al-Husseini, grand mufti de Jérusalem en 1941 en Allemagne

Source photo https://fr.wikipedia.org/wiki/Mohammed_Amin_al-Husseini

Scandale dans la communauté juive ! Le premier ministre israélien vient de déclarer dans son discours du 20/10/2015 au 37ème congrés sioniste que Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs. Ce disant, il ne fait que rapporter une opinion/information qui circule depuis longtemps.

Netanyahou dit s’appuyer sur les révélations du procès de Nuremberg qui accusa le grand mufti pour crimes de guerre: Au cours d’une rencontre avec le grand mufti de Jérusalem, le dictateur allemand aurait avoué qu’il voulait expulser les Juifs. Haj Amin al-Husseini aurait répondu « Si vous les expulsez, ils viendront tous ici ». Alors que devrais-je en faire ? rétorqua Hitler. « Brûlez-les » répondit Haj Amin al-Husseini. 

 De violentes réactions ont aussitôt jailli.  « Netanyahou a viré fou« , peut-on lire sur le site Extimités. Le chef de l’opposition israélienne, Yitzhak Herzog (Union sioniste) a réagi vivement en affirmant que Netanyahou faisait le jeu des négationnistes. Herzog a exigé que Netanyahou revienne sur sa déclaration, la qualifiant de « distorsion dangereuse de l’histoire ».

  • Le même jour, la chaîne 124news tentait de faire le point sur la polémique : L’historienne en chef du mémorial Yad Vashem pour la mémoire de la Shoah, à Jérusalem, a estimé que les propos de M. Netanyahu n’étaient pas « historiquement exacts ». « Ce n’est pas le mufti, même s’il avait des positions antijuives très extrêmes, qui a donné à Hitler l’idée d’exterminer les juifs », a déclaré Dina Porat à l’AFP.

« Cette idée est bien antérieure à leur rencontre de novembre 1941. Dans un discours au Reichstag le 30 janvier 1939, Hitler évoque déjà ‘une extermination de la race juive' », a-t-elle dit.

L’affirmation selon laquelle Husseini a été l’initiateur de l’extermination des Juifs d’Europe est avancée par un certain nombre d’historiens, mais a toutefois été rejetée par les plus grands spécialistes de la Shoah.

Cette théorie a récemment été développée dans un livre de Barry Rubin et Wolfgang G. Schwanitz, Nazis, islamistes, et la fabrication du Moyen-Orient moderne.

Les auteurs mettent en avant un lien direct entre le soutien du Mufti à Hitler et la politique de l’Organisation de libération palestinienne (OLP) sous Yasser Arafat.

Mais même ces deux chercheurs n’affirment pas que le dialogue décrit par Netanyahou a existé. Ils expliquent cependant qu’Hitler est arrivé à la conclusion d’exterminer les Juifs par sa volonté de soutenir Husseini, qui était opposé au transfert des Juifs en Palestine.

  • L’historien Elie Barnavi condamnait avec véhémence les propos de Benjamin NetanyahouComment rendre compte d’une telle prostitution de la Shoah ? Quel est le cheminement d’une pensée capable d’y aboutir ? C’est simple, hélas ! Dans la camisole de force politique où il se débat, « Bibi » fait feu de tout bois. Hier, pour prévenir l’accord nucléaire avec Téhéran, les Iraniens étaient accusés d’être les nouveaux nazis. Aujourd’hui, dans les affres des attaques au couteau qui mettent à mal le mythe de l’unité de Jérusalem, c’est le tour des Palestiniens d’endosser l’uniforme S.S., celui de Mahmoud Abbas de prendre la place du Grand Mufti.
  • Wikipedia s’est empressé de commenter son article de référence sur Husseini ce même jour  (on admirera sa réactivité …) : Instrumentalisation politique 

En octobre 2015, en s’adressant au congrès sioniste à Jérusalem le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou soutient que « Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs à l’époque, il voulait seulement les expulser », mais que c’est le Mufti qui l’aurait persuadé de les exterminer car il ne voulait pas les voir arriver en Palestine53. Cette prise de position entraîne immédiatement de vives critiques. Du côté israélien le chef de l’opposition travaillisteIsaac Herzog déclare sur sa page Facebook « il s’agit d’une distorsion historique dangereuse. Je demande à Netanyahu de corriger directement ses déclarations qui minimisent l’Holocauste, le nazisme et… le rôle d’Hitler dans la terrible catastrophe de notre peuple tant au sein de la société israélienne54 ». Du côté palestinien, Saeb Erekat déclare que c’est « un jour triste que celui où le chef du gouvernement israélien en vient à tellement haïr ses voisins qu’il est prêt à absoudre le pire criminel de guerre de l’histoire, Adolf Hitler, du meurtre de six millions de juifs au cours de la Shoah. M. Netanyahu devrait cesser d’utiliser cette tragédie humaine pour essayer de faire avancer son agenda politique55 ».

  • Si l’on en croit l’article ci-dessous paru dans Makor Rishon le 25/04/2014, Netanyahou n’est pas le premier membre de la communauté juive à faire le rapprochement entre l’extermination des Juifs et la contribution criminelle du Mufti Hadj Amin El Husseini, fondateur du « Mouvement national arabe »:

Paru dans Makor Rishon le 25/04b/2014
Par Yossi Dagan, Traduit par Mejir Ben-Hayoun

Dès la montée d’Hitler au pouvoir en 1933, le Mufti Hadj Amin El Husseini, fondateur du « Mouvement national arabe », s’est rendu chez le nouveau Consul d’Allemagne à Jérusalem. Lors de cette visite de « courtoisie », le Mufti a été la première personnalité à féliciter le Consul, et à l’informer que les musulmans de la Terre d’Israël et d’en dehors se félicitaient du nouveau pouvoir nazi et espéraient que ce type de régime fasciste et antidémocratique ferait tâche d’huile dans d’autres pays. Le Mufti et son escorte exprimèrent leur admiration envers l’Allemagne pour sa politique anti juive. Comme ils avaient compris qu’Adolf Hitler cherchait à se débarrasser des Juifs de son pays, ils lui demandèrent de tout faire afin d’empêcher toute possibilité d’émigration de Juifs allemands vers Eretz Israël. Cette rencontre fut le début d’une grande amitié nazie-arabe.

Mais on a commencé qu’au milieu de cette histoire. En 1933, les nazis étaient préoccupés à trouver solution au « problème juif » alors que le Mufti avait déjà de l’ancienneté dans ce domaine. Il avait incité les émeutes en 1920 qui avaient couté la vie à plusieurs Juifs. Il développa ces capacités lors des massacres de 1929 avec 133 juifs assassinés sauvagement. Par la suite, Husseini fut l’instigateur de la Grande Révolte arabe (1936-1939) qui couta la vie à 400 juifs dont une partie venait d’Allemagne. En 1936, Husseini fonda un mouvement arabe scout, les « éclaireurs nazis ».

Le Mufti a donc été le fondateur du Mouvement national arabe qui dès son premier jour se caractérisa par sa soif de sang juif. En 1937, Adolf Eichmann se rendit en Eretz Israël, mais n’eut pas le temps de rencontrer le Mufti du fait qu’il fut expulsé 24 heures après par les autorités britanniques. De là, Eichmann se rendit en Egypte où il rencontra les représentants du Mufti. Après l’assassinat du Gouverneur britannique de Galilée, El Husseini s’enfuit d’Eretz Israël pour Berlin. Il fit escale en Iraq où il s’occupa de ce en quoi il excellait, la rébellion contre les Britanniques et les pogroms antijuifs. Il inspira le célèbre « Farhoud » le massacre de Juifs à Bagdad.

Lors des années de guerre 1941-1944, El Husseini a séjourné à Berlin tout près d’Hitler et d’Eichmann. L’officier SS Dieter Wisliceny, l’assassin des enfants du village tchèque de Liditza et lieutenant d’Eichmann témoigna lors de son procès (ndlt : il fut extradé en Tchécoslovaquie où il fut jugé et condamné à mort en 1948) : « Le Mufti a joué un rôle majeur dans la décision du Gouvernement allemand d’exterminer les Juifs d’Europe. Lors de ses rencontres avec Hitler et avec Himmler, il revenait là-dessus sans arrêt, sur la nécessité d’exterminer les Juifs »

Ce témoignage a toute son importance du fait que les nazis ne s’étaient pas préparés à exterminer tous les Juifs dès le début, si ce n’est que de s’en débarrasser en les expulsant. Husseini les a pressés vers la solution de l’extermination totale qui fut décidée de façon définitive lors de la Conférence de Wansee en 1942.

http://www.liguedefensejuive.com/les-arabes-aussi-ont-leur-histoire-de-la-shoah-2014-04-29.html

  • Pourquoi cette affirmation serait-elle choquante ? Nous connaissons la haine ancestrale des Musulmans pour les Juifs réitérée chaque jour dans leurs prières et nous sommes au fait de la collusion malsaine des chrétiens avec les musulmans contre le bouc émissaire juif. Qu’un dictateur chrétien eut pactisé avec un dictateur musulman n’a rien de surprenant. Et qu’Hitler ait voulu ménager ses amitiés avec les musulmans en imaginant avec eux la solution finale afin que les Juifs ne puissent créer un état sur leurs terres ancestrales est une évidence que les historiens honnêtes sont capables de démontrer. Ce n’est pas parce que Husseini n’a pas organisé l »holocauste qu’il n’a pas ecouragé et soutenu Hitler dans son entreprise exterminatrice. Le contexte historique de la Shoah démontre à lui seul les liens historiques entre l’Allemagne nazie et l’antisémitisme musulman du Moyen Orient.
  • Contexte historique de l’alliance Islam/nazis

Insigne de la 13e Insigne de la 13e division de montagne de la Waffen-SS Handschardivision de montagne de la Waffen-SS Handschar. Cimeterre et croix gamée

Hadj Amin al-Husseini passant en revue une unité de la 13e division de montagne de la Waffen-SS Handschar (Silésie, novembre 1943). Il y avait alors au moins trois divisions (20 000 hommes par division) islamo-nazie.

La division Handschar était composée majoritairement de Musulmans bosniaques, en partie recrutés dans les rangs des milices autonomistes musulmanes …Contrairement aux autres divisions de SS, qui n’étaient pas particulièrement religieuses, la division Handschar est encadrée par des imams et des mollahs, et les soldats font régulièrement les prières musulmanes8. Himmler, une fois la troupe formée, s’intéresse de plus près à la religion musulmane, s’enquiert des rites et coutumes de ces soldats. Il déclare même que cette religion, qui promet le paradis aux soldats mourant dans l’honneur au combat, est bonne pour le moral des troupes.

 https://fr.wikipedia.org/wiki/13e_division_de_montagne_de_la_Waffen_SS_Handschar

En 1941, les Frères musulmans qui avaient infiltré toutes les régions du Moyen-Orient, en particulier la Syrie, l’Irak, l’Egypte et la Palestine avaient choisi de faire alliance avec Hitler pour se débarrasser des Britanniques, des Italiens et des Français. De son côté, l’Allemagne s’appuyait entre autres sur les populations musulmanes d’Europe et avait créé des régimenst bosniaques SS

En Syrie, alors sous mandat Français, les Allemands envoient des avions et des armes aux représentants du gouvernement de Vichy qui soutiennent les Frères musulmans contre les Britanniques. En 1940 la Syrie est encore française. Fidèle à Vichy, elle est l’objet de tractations entre Darlan et les Allemands qui obtiennent, lors du traité de Paris, en 1941, des bases aériennes : on est au sommet de la collaboration militaire entre la France et l’Allemagne. Les Anglais sont furieux et mènent très vite campagne, soutenus par les forces naissantes des Français libres. La Syrie est une tache dans la mémoire française : la campagne de Syrie (juin-juillet 1941) voit s’affronter Français fidèles à Pétain et FFL 

  • Les événements actuels donnent raison à cette « révélation » de Netanyhu qu’il démontre preuves à l’appui dans son discours au 37ème congrés sioniste du 20/10/2015.

Ces rappels de l’Histoire mettent en évidence la réislamisation des Palestiniens et le caractère évidemment djihadiste de cette troisième intifada.

Qui n’a pas compris que le jihad avance à grands pas dans le monde entier et dans tous les domaines (économie, idéologie, destabilisation des états par l’insurrection permanente, démographie, corruption, migrations musulmanes, etc.) court à sa perte.

Certains analystes pensent que Netanyahou vise le président de l’autorité palestinienne Abbas en évoquant Husseini. Ce pourrait être une manière diplomatique de viser l’Islam conquérant sans le nommer, une discrétion commune des politiques juives qui refusent de faire du conflit israélo-palestinien une guerre de religion.  Pourtant, l’actuelle intifada et la désobéissance arrogante des députés arabes israéliens pour se rendre sur l’esplanade des mosquées le vendredi de grande prière ne peuvent plus dissimuler qu’il s’agit du Jihad.

Les Juifs qui ne risquent pas la décapitation lorsqu’ils se démarquent de la doxa du judaïsme diplomatique feraient bien de réfléchir avant de s’insurger contre la déclaration du premier ministre israélien, comme celui qui a écrit Netanyahou a viré fou.

la Connectrice

NB Qui c’est celle-là qui se permet de juger des réactions juives sur les juifs ? celle-ci est la fille d’un juif polonais sioniste et socialiste survivor ( son témoignage a été recueilli par la Shoah Foundation) et d’une mère protestante qui a passé son enfance dans l’évocation de « l’odeur de hareng » des fours crématoires et a découvert l’art du tatouage sur les bras des rescapés de sa famille paternelle…Difficile de la soupçonner de négationisme ou de soutien sans réserves à Benjamin Netanyahou.

Lire aussi

  • Remarquable article de Véronique Chemla à propos de la diffusion du documentaire La croix gammée et le turban, la tentation nazie du grand mufti  (Turban und Hakenkreuz, Der Großmufti und die Nazis) de Heinrich Billstein. Allemagne, 2009. 53 minutes
    Diffusions les 9, 12 décembre 2009 à 14 h et 15 décembre 2009 à 9 h 55, 11 décembre 2012 à 10 h 35

http://www.veroniquechemla.info/2009/12/la-croix-gammee-et-le-turban-de.html

  • renee soued <alres@sfr.fr>

    À

    Media
     
    Aujourd’hui à 9h54 AM

La croix gammée et le turban, la tentation nazie du grand mufti » de Heinrich Billstein commenté par Véronique Chemla

Ce jour enfle une polémique au sein de la communauté juive à propos du rappel par le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, discours du 20/10/2015 au 37ème congrés sioniste, de la collusion criminelle antisémite génocidaire entre Hitler et lgrand-mufti Mohammad Amin al-Husseini.

Je vous confie ce remarquable article de Véronique Chemla, très sérieusement et complètement documenté sur cette collaboration visant à exterminer le peuple juif pour l’empêcher de s’installer en Palestine.

Je rappelle que si cette collaboration criminelle est l’objet de polémiques, elle circule depuis longtemps au sein des populations juives et non juives soucieuses de connaître la réalité des faits.

La Connectrice

VENDREDI 22 MAI 2015 http://www.veroniquechemla.info/2009/12/la-croix-gammee-et-le-turban-de.html

« La croix gammée et le turban, la tentation nazie du grand mufti » de Heinrich Billstein

La chaîne franco-allemande Arte a diffusé le documentaire intéressantLa croix gammée et le turban, La tentation nazie du grand mufti (Turban und Hakenkreuz, Der Großmufti und die Nazis),documentaire de Heinrich Billstein. Un film centré sur le grand mufti de Jérusalem Haj Mohammad Amin al-Husseini(1897-1974) et abordant un sujet tabou, méconnu : les alliances, fondées sur des affinités idéologiques et l’antisémitisme, entre cet important dirigeant musulman et ses homologues nazis avant – première rencontre avec Hitler le 28 novembre 1941, à Berlin – et pendant la Seconde Guerre mondiale. Lors de la fête de Chavouot en 1941 a éclaté le Farhud, pogrom contre les Juifs à Bagdad, scellé par l’alliance entre les Nazis et les Arabes musulmans, notamment le grand mufti de Jérusalem al Husseini qui s’était installé dans l’Irak pro-nazi, et qui a contribué à l’exode des Juifs irakiens de leur terre natale où ils vivaient généralement depuis des siècles.

Ce documentaire s’ouvre sur des images d’actualités allemandes de 1941 : la rencontre souriante entre le führer Adolf Hitler et legrand-mufti Mohammad Amin al-Husseini, « grand représentant du nationalisme arabe. En Palestine, il est juge suprême et grand argentier. Son nationalisme lui vaut la haine des Britanniques qui ont mis sa tête à prix pour 25 000 livres ».

Hitler déclare alors à al-Husseini qu’après la victoire du IIIe Reich contre l’Angleterre et l’URSS, l’Allemagne visera la destruction des Juifs vivant dans «  la sphère arabe sous la protection britannique » et al-Husseini déclenchera des «  opérations arabes qu’il aura secrètement préparées ».

L’antisémitisme du « glaive de l’islam »

Surnommé « le glaive de l’islam », Mohamed Amin al-Husseini est né en 1895 dans une famille influente de Jérusalem. Pendant la Première Guerre mondiale, il combat jusqu’en 1917 aux côtés des Ottomans alliés à l’empire allemand.

A 23 ans, « opposé à l’immigration juive, politicien ambitieux et brillant orateur »,Mohamed Amin al-Husseini «s’impose comme un des leaders du nationalisme arabe ». Ajoutons qu’il milite alors, et jusqu’en 1920, année du début du mandat de la France sur la Syrie, pour le rattachement de la « Palestine » à la Syrie. Ainsi, dans laphotographie ci-contre, les Arabes de la Palestine mandataire défilent à Jérusalem en mars 1920 contre l’immigration juive et pour le « pansyrianisme » : la « Palestine » est alors présentée tactiquement comme une province méridionale de la Syrie. Et ce, afin de lutter contre le sionisme.

En 1921, les Britanniques « le nomment grand mufti de Jérusalem malgré son jeune âge, 24 ans, et sa formation théologique plutôt rudimentaire. Il porte également le turban des théologiens et juristes… De quoi faire honneur à une famille qui revendique une descendance directe du prophète Mahomet ». Mohamed Amin al-Husseini nomme ses affidés aux postes clés.

En 1931, il organise le congrès mondial islamique. « A partir de là, la question palestinienne devient la cause de tous les Arabes et de tous les musulmans».

Mohamed Amin al-Husseini «était très violent, cruel et impitoyable. Il a tué tous ses rivaux au sein de la société palestinienne. Il considérait toute opinion différente de la sienne comme une trahison et y répondait par la violence », se souvient Uri Avnery, membre de l’Irgoun.

Mohamed Amin al-Husseini « rêve de diriger une grande Arabie et une Palestine débarrassée des juifs ». Né à Jérusalem en 1918, émissaire de l’Agence juive, Aharon Cohen l’a vu « de loin à la mosquée. Il incitait ouvertement à la haine contre les juifs… Il avait un grand charisme ».

Le terme « tentation » est inadéquat. Il s’agit d’une alliance précoce : fin mars 1933, le grand mufti affirme au consul d’Allemagne en Palestine sous mandat britannique que « les musulmans approuvent le nouveau régime. Il souligne la nécessité de combattre l’influence néfaste des juifs dans l’économie et la politique ». Rappelons que le 30 janvier 1933 Adolf Hitler est devenu chancelier d’Allemagne.

Ses affinités avec le nazisme sont profondes, et non pragmatiques, non motivées par un ennemi commun : « l’ennemi nazi de mon ennemi britannique est mon ami ». Elles sont cimentées par l’antisémitisme : dès avril 1933, le grand mufti demande à l’Allemagne « de ne plus envoyer ses Juifs en Palestine ». Il souhaite « bâtir une alliance durable».

Il déclare : « Les principes de l’islam et ceux du nazisme présentent de remarquables ressemblances, en particulier dans l’affirmation de la valeur du combat et de la fraternité des armes, dans la prééminence du chef, dans l’idéal de l’ordre ».

Il obtient « le soutien notamment financier des SS », en particulier pour la grande insurrection de 1936. Des relations secrètes se poursuivent.

Une participation active et protéiforme à la guerre et à la Shoah

« Il faisait des discours incendiaires pour éveiller les consciences : ‘Nous risquons de perdre la mosquée al-Aqsa et les lieux sacrés de l’islam’ », déclare Nasr ad-Din an-Nashashibi, écrivain.

« Face à tant de haine, la vie devenait très difficile pour nous », précise Aharon Cohen.

A Jérusalem « et dans d’autres villes, les Juifs fuient leur maison pour avoir la vie sauve… Certains émeutiers arabes portent la croix gammée».

En octobre 1937, recherché par les Britanniques en raison de l’assassinat d’un haut responsable britannique, le grand mufti fuit au Liban. Il continue à « orchestrer les émeutes ».

Fin 1940, quand les avions italiens et allemands bombardent les positions britanniques, tel le « port de Haïfa où débouche l’oléoduc acheminant le pétrole irakien », le grand mufti ne s’en émeut pas. « Au contraire, il va conseiller aux Allemands de bombarder Jérusalem… »

Il se trouve alors en Iraq, où il fomente un putsch pronazi, et propose «un soutien de guerre actif » à Hitler dès janvier 1941.

David Ben David, volontaire dans l’armée britannique, soldat de la Brigade juive, s’est engagé en mai 1941 « parce que les Nazis persécutaient nos familles en Europe et qu’il fallait que quelqu’un s’oppose à ces criminels, alors que les Allemands étaient à l’apogée de leur pouvoir. Seuls les Britanniques combattaient alors les Nazis… Les Arabes aiguisaient déjà leurs couteaux pour égorger les juifs avec l’aide des Allemands, des nazis. C’était vraiment la panique ». En 1942, leYichouv, ensemble des Juifs vivant en Palestine mandataire, est menacé au Sud par les chars de Rommel, à l’Ouest par les Allemands qui occupent la Grèce et la Crète, et à l’Est par des troupes allemandes du Caucase qui se dirigent vers Jérusalem, via l’Iraq.

La bataille de Stalingrad (17 juillet 1942-2 février 1943) et l’offensive du général Montgomery à al-Alamein (1942) marquent des défaites capitales du IIIe Reich.

Parrain de l’Institut central islamique de Berlin, le grand mufti voit son utilité croître pour les Nazis. Il « prêche la guerre sainte contre les juifs à la radio allemande. Il promeut sans relâche le régime nazi auprès des musulmans non arabes et tente de convaincre Indiens, Ouighours, Caucasiens Tatars de Crimée à s’engager au côté des Allemands… Il se fait grassement payer chaque service rendu par le ministère des Affaires étrangères et la SS… Ses prêches enflammés dans l’unique mosquée de Berlin mêlent habilement antisémitisme religieux et racisme, mettant ainsi l’islam au service de ses ambitions politiques… La plupart des musulmans allemands adhèrent » à son discours. Ajoutons le grand écho de la propagande nazie en Arabe écoutée avec attention par les auditeurs Arabes réunis à cet effet dans les cafés de la Palestine mandataire.

Dans ses émissions radiophoniques à Berlin, al-Husseini incite « à tuer les Juifs où qu’ils se trouvent. C’est la volonté de Dieu ». 

Début 1942, Adolf Eichmann lui révèle la Solution finale. Impressionné, le grand mufti envoie à l’été 1942 une délégation visiter le camp de concentration d’Oranienburg-Sachsenhausen. En 1943, son ami Heinrich Himmler, chef des SS, l’informe : « A ce jour, nous avons exterminé environ trois millions » de Juifs. Le grand mufti exhorte les autorités de Hongrie, Bulgarie et Roumanie à inclure les enfants Juifs dans la Solution finale. Et l’obtient.

Il « participe à la création de la division SS Handschar, appelée ainsi en référence à une épée orientale. A cette occasion, les nazis inventent le néologisme de « musulgermain ». L’unité comptera jusqu’à 20 000 hommes ». Al-Husseini est chargé de la formation culturelle et philosophique de ces soldats qui jurent d’obéir jusqu’à la mort à Hitler et de « rapprocher le monde germain et le monde arabe. Himmler lui accorde mollahs et imams pour encadrer les troupes ». Il les choisit et les forme dans une école particulière.

Son antisémitisme imprègne le pamphlet Islam i židovstvo(Islam et Judaïsme) destiné aux musulmans bosniaques engagés dans les SS. En 2015, Boris Havel a traduit ce texte en anglais pour le Middle East Quaterly.

Le 2 novembre 1943, al-Hussein harangue des milliers de manifestants musulmans à Berlin, en les exhortant à « expulser les Juifs des pays arabes« .

Il projetait de construire secrètement des camps d’extermination pour tuer les Juifs dans les pays Arabes et en Palestine mandataire, notamment près de Sichem (Naplouse).

A bord d’un avion allemand, il gagne la Suisse qui le remet à la France. Craignant que la France lui permette de fuir le tribunal de Nuremberg, un groupe de soldats Juifs songe à le tuer. Mais la crainte de violences contre les Juifs vivant dans des pays majoritairement musulmans les dissuade d’agir.

En mai 1946, le grand mufti fuit la France et se rend au Caire (Egypte) sous une fausse identité.

Il est refoulé par les Britanniques de la Palestine mandataire.

En 1947, le grand-mufti Mohammad Amin al-Husseini refuse la partition onusienne de cette Palestine sous mandat britannique – un Etat Juif, un Etat Arabe et une zone internationale (corpus separatum) incluant Jérusalem – et il rallie les armées arabes pour lutter contre l’Etat d’Israël renaissant.

Avant l’ouverture du procès Eichmann, installé à Beyrouth, il nie touteresponsabilité dans la Shoah. Il prétend même n’avoir jamais rencontré l’organisateur principal de la Solution finale.

Etonnantes carences informatives

C’est exceptionnel que la télévision française diffuse en prime time un documentaire historique sur « le grand mufti de Hitler ».

Se fondant sur des « biographies récentes », le réalisateur présente des archives rarement vues, voire inédites, et a choisi d’interroger des témoins ou acteurs. Certes, leurs interviews sont intéressantes et révélatrices : dans son intérieur cossu décoré de la photo de son père, Amina al-Husseini, la fille du grand mufti, n’émet aucune critique. Nasr ad-Din an-Nashashibi, écrivain, déplore ce « triste jour », la défaite du maréchal Rommel. Fuad Mujakić, imam de la division Handschar, rappelle : « Pour tenter de rassurer mes camarades, je leur expliquais que… tout musulman qui perdait la vie au combat pour l’islam serait un shahid, un martyr. Ils savaient ce que cela signifiait ».

Cependant, l’absence de contrepoints par des historiens manque à ce documentaire. Certains chiffres auraient mérité d’être cités : par exemple, plus de 100 000 musulmans européens ont combattu pour l’Allemagne nazie, dont dans une division SS en Bosnie.

Et que d’oublis !

Rien sur les pogroms commis à l’instigation d’al-Husseini : massacresde 67 Juifs et pillages des maisons juives et synagogues à Hébron le 24 août 1929, à Safed,  à Jérusalem, etc. Dans Le juif errant est arrivé, Albert Londres  décrit la barbarie des assassins à Hébron ce 24 août 1929 : « Ils coupèrent les mains, ils coupèrent les doigts, ils maintinrent des têtes au-dessus d’un réchaud, ils pratiquèrent l’énucléation des yeux. (…) Sur les genoux de Mme Sokolov, on assit tour à tour six étudiants de la Yeshivah [école religieuse juive] et, elle vivante, on les égorgea. On mutila les hommes. Les filles de treize ans, les mères et les grands-mères, on les bouscula dans le sang et on les viola en chœur ».

Le grand mufti al-Husseini joua un rôle dans le farhud, pogrom les 1er-2 juin 1941, à Bagdad (Iraq) : 175 Juifs tués, mille Juifs blessés, 900 maisons juives détruites, des biens Juifs pillés, etc.

Rien sur l’origine de la fortune personnelle – or et dollars – du grand mufti placée pendant la Deuxième Guerre mondiale dans des banques suisses : l’argent de Juifs spoliés.

Rien sur le rôle de la France qui évita son extradition et lui permit de s’évader pour fuir en Egypte en 1946.

Rien sur ses relations avec les Frères musulmans, mouvementislamiste fondé en 1928 par Hassan El Bana, dont l’un des petits-enfants est Tariq Ramadan, et aux nombreuses ramifications, dont le Hamas.

Rien sur les nazis promus après guerre conseillers de dirigeants arabes dont le grand mufti était proche. Citons notamment Nasser.

Rien sur les liens entre nazisme et islamisme.

Rien sur le négationnisme et le révisionnisme virulents dans le monde musulman, notamment dans l’Autorité palestinienne (AP) dirigé par Mahmoud Abbas (Abou Mazen), auteur d’une thèse révisionniste. Le 27 avril 2014, Mahmoud Abbas (Abou Mazen) a déclaré, en anglais et en arabe, et peu après la signature d’un accord avec le Hamasmouvement terroriste islamiste, et peu avant Yom HaShoah : « Ce qui est arrivé aux Juifs durant l’Holocauste est le crime le plus odieux qui soit survenu contre l’humanité pendant l’ère moderne ». Certains estiment à tort que cette déclaration serait nouvelle et romprait avec les propos précédents du dirigeant de l’Autorité palestinienne. Or, celui-ci n’a pas nié la Shoah dans sa thèse soutenue en Union soviétique (1982) et dans son livre (1984), il a allégué de manière infondée que les Juifs sionistes ont été complices des Nazis dans la commission de la Shoah, dont il doute du nombre de victimes Juives. Et l’Autorité palestinienne persiste à diffuser des émissions négationnistes, à nier dans ses manuels scolaires la Shoah et à refuser d’évoquer l’alliance et la complicité entre le grand mufti de Jérusalem al-Husseini et Hitler dans la Solution finale.

Aucune interview de Leila Shahid, petite-nièce du grand mufti, ancienne représentante de l’AP en France et actuelle représentante de l’AP auprès de l’Union européenne (UE).

Rien sur le rôle du grand mufti dans la création de l’OLP (Organisation de la libération de la Palestine) dont le but est la destruction de l’Etat Juif et longtemps dirigée par Arafat dont il fut le mentor…

De plus, ce documentaire use parfois d’une terminologie partiale : «esplanade des mosquées » au lieu de ou avec « mont du Temple », «Jérusalem, 1917, la Palestine est sous domination ottomane » – ce qui suggère à tort que la Palestine a existé comme Etat (souverain) – au lieu de « Jérusalem, 1917, Eretz Israël est sous domination ottomane », ou « à partir de 1933, la situation s’envenime avec l’arrivée massive de juifs allemands fuyant les Nazis » au lieu « de nombreux Arabes de la Palestine mandataire refusent l’arrivée massive de juifs allemands fuyant les Nazis », etc.

Par ailleurs, ce film véhicule le mythe « islamiquement correct » et dangereux de la « coexistence pacifique sous la férule musulmane ».

Enfin, on peut regretter que l’action menée par le grand mufti al-Husseini contre l’Etat d’Israël dans les enceintes internationales n’aient pas été évoquées : ralliement dès les années 1950 des pays non-alignés à la politique d’isolement et de stigmatisation de l’Etat Juif, etc.

Avec ses lacunes et partis pris, ce remarquable documentaire présente le grand   mérite de traiter d’un sujet tabou, même pour Arte qui dénature le titre en l’affaiblissant et ne transmet à la presse aucun visuel sur les rencontres entre le grand mufti et des dirigeants nazis.

A noter la notice biaisée de présentation du documentaire dans la version papier du Parisien TV Magazine : « Défenseur de la cause panarabe dès les années 1920, Amin al-Hussein lutte contre l’émigration des juifs organisée par les Britanniques dans son pays, la Palestine ». C’est nier le lien historique, biblique entre les Juifs et Eretz Israël, et donc la légitimité de l’Etat d’Israël. Le terme Palestine a été instrumentalisé dès son origine : après la révolte du patriote juif Bar Kokhba vaincu par l’empereur romain Hadrien en 135, les Romains veulent détruire en Judée tout souvenir d’histoire juive, y compris les noms de Judée et de Jérusalem. Ils nomment Jérusalem Ælia Capitolina, et, pour nommer ce territoire, ils forgent le terme « Palestine » à partir du mot Philistins, anciens ennemis des Hébreux et disparus (préhistoire). Le vocable « Palestine » désigne des territoires dont le périmètre a varié selon les périodes.

La notice de ce magazine occulte l’antisémitisme du grand mufti, son alliance avec les Nazis et sa participation à la Shoah, les Livres blancspubliés par les Britanniques et réduisant le nombre d’émigrants Juifs autorisés à émigrer en Palestine mandataire, etc. Une question demeure : al-Husseini a-t-il lutté pour « la Palestine » ou souhaitait-il recréer uncalifat ?

La croix gammée et le turban, la tentation nazie du grand mufti  (Turban und Hakenkreuz, Der Großmufti und die Nazis) de Heinrich Billstein. Allemagne, 2009. 53 minutes
Diffusions les 9, 12 décembre 2009 à 14 h et 15 décembre 2009 à 9 h 55, 11 décembre 2012 à 10 h 35

La croix gammée et le turban 1/3
La croix gammée et le turban 2/3
La croix gammée et le turban 3/3

Photos :
Portrait du Grand Mufti Mohammed Amin al-Hussein et le Grand Mufti Mohammed Amin al-Hussein lors d’une rencontre avec les chefs islamistes. © NDR-Said Ibraihim al-Husaini.

Autres photos : © DR

Pour en savoir davantage :

Matthias Küntzel, Jihad et haine des juifs, le lien troublant entre islamisme et nazisme à la racine du terrorisme international. Préface de Pierre-André Taguieff. L’œuvre éditions, 2009. 180 pages. ISBN : 978-2-35631-040-8

Martin Cüppers et Klaus-Michael Mallmann, Croissant fertile et croix gammée, le IIIe Reich, les Arabes et la Palestine. Traduit de l’allemand par Barbara Fontaine Ed. Verdier, 2009. 352 pages. ISBN : 978-2-86432-591-8

Cet article a été publié une première fois le 8 décembre 2009 et modifié le 17 mai 2015.

Il a été republié les :
– 18 novembre 2011 et 6 septembre 2012, 21 avril 2013 à l’occasion de ladiffusion le 19 novembre 2011, puis les 9, 12, 18 et 24 septembre, 1er et 17 octobre, 10 décembre 2012, les 21 avril 2013 à 20 h 35, 24 et 30 avril 2013 surHistoire TV du volet de la série Les collaborateurs des Nazis consacré au grand mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini ;
– 22 août 2013 à l’approche de la commémoration du massacre de 67 Juifs et des pillages des synagogues et maisons Juives à Hébron le 24 août 1929 à l’instigation d’al-Husseini ;
– 9 octobre 2013 après le discours du Premier ministre israélienBinyamin Netanyahu le 6 octobre 2013 à l’université Bar Ilan rappelantles liens étroits entre le mouvement national « palestinien », notamment le grand mufti al-Husseini, et les dirigeants nazis ;
– 28 novembre 2013, 29 avril et 29 novembre 2014 2014 ;
– 3 juin 2014. Lors de la fête de Chavouot en 1941 a éclaté le Farhud, pogrom contre les Juifs à Bagdad, scellé par l’alliance entre les Nazis et les Arabes musulmans, notamment le grand mufti de Jérusalem al Husseini qui s’était installé dans l’Irak pro-nazi, et qui a contribué à l’exode des Juifs irakiens de leur terre natale généralement depuis des siècles.

PUBLIÉ PAR VÉRONIQUE CHEMLA LE 5/22/2015 02:07:00 PM

LIBELLÉS : ANTISÉMITISME, ARABES, AUTORITÉ PALESTINIENNE, DHIMMITUDE, FILM, ISLAM, ISRAËL, JIHAD,JUIFS, MUSULMANS, NAZIS, NÉGATIONNISME, PALESTINIENS,RÉVISIONNISME, SHOAH, TERRORISME, TÉLÉVISION

10 COMMENTAIRES:

  1. Haim9 décembre 2009 09:08Répondre
  2. bon article mais comporte trop de parti pris pro israelien (et je suis sioniste) mais ce genre d’article vous decredibilise et vous fait passer pour une extremiste (malheureusement car on a besoin de rééquilibrage face a une presse pro palestinienne).Exemple on ne peut reprocher à ce reportage d’appeler ce pays la palestine puisque c’était son nom!Même les juifs étaient des juifs palestiniens.Et je ne vois pas en quoi il est partial de dire que « à partir de 1933, la situation s’envenime avec l’arrivée massive de juifs allemands fuyant les Nazis » puisque c’est la verité qui fait partie de l’histoire etc…
  3. Anonyme9 décembre 2009 13:11Répondre
  4. http://aval31.free.fr
    la bibliothèque proche orientale
    le plus gros site au monde (livre documents photos) sur le….nazislamisme
  5. l9 décembre 2009 13:16Répondre
  6. Il y a forte à parier que le mufti faisait partie d’un plan d’ensemble des frères musulmans dont il était membre afin de créer un point de friction permanent avec l’occident dans cette région.Cette vision machiavélique de long terme qui aujourd’hui grâce à la passivité d’Israël est un succès complet est toujours oubliée par les occidentaux surtout les juifs, certainement à cause d’une forme répugnante de racisme.
  7. Botturi10 décembre 2009 07:43Répondre
  8. chère madame
    tout comme Haim, je suis désolé de voir que vous utilisez ce que vous reprochez, à savoir une terminologie partiale et je vous le dis sereinement car je suis Juif et sioniste comme pourrez le vérifier en visitant mes sites. Si vous voulez être précise, en 1917 il n’y avait ni Palestine, ni Israel mais le Sandjak de Jérusalem.
    Par ailleurs les Juifs du Yishouv se disaient palestiniens à partir de la nouvelle dénomination donnée par la SDN.
    Les références bibliques sont certes intéressantes en débat interne mais nulles et non avenues en terme de droit international.
    Par ailleurs il n’y a aucun islamiquement correct à déclarer que sous l’administration ottomane Juifs et Arabes coexistaient pacifiquement, c’est un FAIT. Il faut savoir que les autorités ottomanes encourageaient les implantations juives car elles étaient un facteur de stabilité et de développement économique dans le Sanjak et donc sources de recettes fiscales.
    Quant à votre connaissance de l’histoire de notre peuple dans l’antiquité elle est plus qu’approximative. En 135 c’est la province de Judée qui est « liquidée », province qui ne comprenait que 600 000 Juifs …que faites vous des 10 à 12 millions de Juifs répandus dans les empires romains et parthes ????
    communautés riches de convertis : égyptiens, grecs, cypriotes, araméens, yéménites, perses, latins, celtes, ibéres, éthiopiens….
    Seuls les juifs /judéens ont été l’objet de la guerre de 135, les autres communautés juives de l’empire romain n’ont pas été inquiétées.
    L’identité juive est multiple
    elle possède un fondement ethnique, une histoire nationale et une observance à dimension universelle…vouloir réduire l’identité juive à la seule identité de la Judée et des Juifs de Judée peut glisser vers des relents curieux…

Cordialement à vous
Bernard Botturi
http://www.facebook.com/bernard.botturi?ref=name
http://bernard-botturi.blog4ever.com/blog/article-352965.html
http://blog-de-bernard-botturi.over-blog.com/

  • Anonyme11 décembre 2009 08:52Répondre
  • Le livre de jean luc Aubarbier, Le chemin de jérusalem est aussi une bonne tentative de mettre en lumiere l’alliance entre Nazis et les islamistes.Il nous fait découvrir : la brigade Nord Africaine qui sème la terreur dans plusieurs départements français ; l’armée musulmane Bosniaque, la Handschar, qui s’entraine à Villefranche de Rouergue ; des membres de mouvements anticoloniaux et indépendantistes comme Belkacem Radjeff de l’étoile Nord Africaine, ou Mohammed el Maadi responsable du journal français “er rachid” ce qui signifie en français “le guide” en référence au Führer.
    Vous pouvez entendre l’auteur sur ce site;

http://luette.free.fr/spip/spip.php?article175

  • hohiss13 décembre 2009 10:01Répondre
  • merci de votre travail de documentation madame Chemla, certe, je suis d’accord avec nombre d’arguments de Haim et de Botturi, et j’irais volontier consulter leur sites respectifs, mais je comprends tout à fait votre volonté qui me semble légitime d’appuyer sur le fait que les Juifs ont toujours été chez eux au moyen-orient. de toute façons pour les nazislamistes, si Israel avait été fondé au pôle sud, ils auraient trouvé un lieu saint de l’Islam sous la calotte glacière pour contester la légitimité d’un état Juif et ahmadimachinchose menacerais tout pareil Israel de destruction par l’arme atomique.
  • Eliyahu m’Tsiyon11 janvier 2010 14:03Répondre
  • Chers Hayim, Botturi, et tout le monde.
    A l’apogee de l’Empire romain, les romains appelaient la Terre d’Israel par le nom Judee ou Province de Judee [Provincia IVDAEA]. L’empereur Hadrien changea le nom comme l’a dit Mme Chemla. Pour les Romains et les Grecs, la Judee [IVDAEA, IOUDAIA] etait toute la Terre d’Israel, y compris le Golan, la Galilee, la Samarie, la rive est du Jourdain, et le territoire de l’ancien royaume de Juda [le royaume du Sud], le nord du Neguev, etc. [consulter les livres du Pere Felix-Marie Abel, La Geographie de Palestine, et L’Histoire de Palestine].

En 1917, le nom « Palestine » etait un nom pour le pays accepte en Occident, parmi autres nom, tels Terre Sainte. Mais il n’etait pas le nom traditionnel du pays pour les Arabes et autres musulmans. A vrai dire, pour eux, le pays n’existait pas en tant que pays distinct. Pour les Arabes, le pays etait simplement une partie indistincte de Bilad ash-Sham [la Syrie ou la Grande Syrie]. Bien sur qu’un pays qui n’existait pas n’a pas de frontieres ni de confins.

Pendant la periode de dominion islamique en Israel [plus de mille ans], les Juifs (et chretiens) souffraient le statut humiliant de dhimmis en Israel comme ailleurs dans le domaine islamique, le Dar al-Harb. En fait, les Juifs etaient plus opprimes que les chretiens.

Botturi a raison de dire que le nom « palestine » n’etait pas courant pendant l’empire ottoman, mais est sorti avec l’etablissement du Foyer Juif National par la SDN. Neanmoins en outre du Sandjak de Jerusalem, le Neguev faisait partie de la vilayet de Sham [Damas] et le Nord [c-a-d la Galilee] faisait partie de la vilayet de Beirut.

  • dani ould25 avril 2014 23:54Répondre
  • Je suis un descendant d’un membre de la 13 ème division waffen ss Handschar de montage , j’en ai honte , que puis-je faire pour aider les juifs ??
  • Véronique Chemla26 avril 2014 23:57Répondre
  • Bonsoir,Vous n’êtes pas responsable des actes de ce membre de cette division SS.

    Il serait peut-être intéressant que vous établissiez ou contactiez un historien afin qu’il établisse les faits concernant ce membre de votre parentèle, et que cette division soit mieux connue.

    Cordialement,

  • Naibed16 juillet 2014 10:36Répondre
  • Il n’y a pas eu *une* mais bien *trois* divisions SS confessionnelles composées de volontaires musulmans, même si l’ Handschar fut la plus connue et la plus active! Outre la 13e division SS de montagne Handschar, il y avait la 21e division SS de montagne Skanderberg et la 23e division SS de montagne Kama.
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