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Burkini. Catherine Kintzler : ce n’est pas une question de laïcité, c’est politique

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Cet entretien avec la philosophe Catherine Kintzler est d’autant plus intéressant qu’elle met des mots précis sur une situation déplorable. Elle nous donne les mots pour le dire comme : héroïsme social, signalétique ségrégationniste, totalitarisme féroce, communautarisme politique, banalisation du totalitarisme islamique, islamo-totalitaire et même « fausse question laïque ».

Dans une langue simple, accessible à toutes et à tous, Catherine Kintzler nous donne des idées claires pour répondre aux arguments répétés des collabos de l’islamisation de la France dont les femmes sont les premières victimes; Le burkini, c’est un test politique sur le dos des femmes dont on connait le niveau de respect auquel elles ont le droit dans les dictatures musulmanes.

Il serait temps pour toutes les féministes du monde de s’allier contre notre ennemi commun : l’islam politique qui ne cesse de gagner du terrain en manipulant les femmes.

La Connectrice

Si ne pas porter de voile, si porter une jupe courte, si porter un maillot deux-pièces, si s’attabler seule à la terrasse d’un café, si tout cela devient pour certaines femmes un acte d’héroïsme social, c’est qu’on a déjà accepté que cela le devienne pour toutes, c’est qu’on a déjà accepté de ne pas faire attention aux signaux envoyés par un totalitarisme féroce: c’est l’inverse qui devrait être «normal». Catherine Kintzler

Le Conseil d’Etat a suspendu ce vendredi un arrêté «anti-burkini». Pour Catherine Kintzler, il ne s’agit pas d’une question juridique liée à la laïcité, mais d’une question davantage politique liée à l’acceptation (ou non) du communautarisme islamiste.


Philosophe, spécialiste de la laïcité, Catherine Kintzler est professeur émérite de l’Université Lille-III et vice-présidente de la Société française de philosophie. Elle est notamment l’auteur de Penser la laïcité (éd. Minerve, 2015) et anime le site internet Mezetulle.


 SUSPENDU CE VENDREDI PAR LE CONSEIL D’ETAT, L’UN DES ARRÊTÉS «ANTIBURKINI» PORTAIT SUR L’INTERDICTION DE L’ACCÈS À LA BAIGNADE «À TOUTE PERSONNE NE DISPOSANT PAS D’UNE TENUE CORRECTE, RESPECTUEUSE DES BONNES MŒURS ET DU PRINCIPE DE LAÏCITÉ». SI LE BURKINI POSE VRAIMENT UN PROBLÈME DE LAÏCITÉ, FAUT-IL INTERDIRE ÉGALEMENT LES SOUTANES OU LES KIPPAS?

CATHERINE KINTZLER. – Je ne suis pas juriste, mais tout le monde sait que le principe de laïcité au sens strict vaut pour ce qu’il est convenu d’appeler «la sphère publique». Par exemple, un fonctionnaire ne peut pas porter un signe religieux lorsqu’il est en fonction, un local administratif ne peut afficher aucun signe religieux, un magistrat ne peut pas invoquer un motif religieux dans ses interventions publiques. En 2004, devant les nombreux problèmes posés par des affichages très visibles et générateurs de conflits, la loi a étendu l’exigence de neutralité aux élèves de l’école publique en leur interdisant le port de signes religieux ostentatoires dans les établissements – on pourrait d’ailleurs penser à le faire à l’université dans les situations d’enseignement, comme l’avait suggéré le naguère le HCI.

Qu’on ait affaire à une « fausse question laïque » ne veut pas dire que ce «burkini» ne soulève aucun problème.

Mais dans les espaces ordinaires accessibles au public (rue, transports, etc.), l’expression des opinions est libre, dans le cadre du droit commun. Donc, je pense que le port du «burkini» sur une plage publique, pas plus que celui d’une soutane ou d’une kippa dans la rue, ne relève d’une question de laïcité: c’est une fausse question laïque. D’ailleurs en 2010, l’interdiction du port de la cagoule dans ces espaces n’est pas fondée sur la laïcité, mais sur un motif de sécurité publique. En revanche, qu’on ait affaire ici à une «fausse question laïque» ne veut pas dire que ce «burkini» ne soulève aucun problème, ni qu’il soit anecdotique.

LE BURKINI N’EST-IL PAS LE SIGNE EN REVANCHE D’UN COMMUNAUTARISME GRANDISSANT AU SEIN DE LA NATION FRANÇAISE?

Quand on parle de communautarisme, il faut préciser les choses. Toutes sortes de communautés peuvent s’assembler en république et bénéficier de la législation sur les associations. Le communautarisme social commence lorsqu’un groupe considère qu’il y a obligation d’appartenance, fait pression sur ceux qu’il considère comme «les siens», leur rend la vie impossible s’ils n’adoptent pas une manière de vivre, de se présenter, de parler, de manger, etc. Sur ce terrain, s’installe le communautarisme politique, qui consiste à réclamer des droits et des devoirs spécifiques à tel ou tel groupe.

Plus les manifestations communautaristes se font provocatrices, plus cela témoigne de l’impopularité du communautarisme.

Le port du «burkini», à l’évidence, relève du communautarisme: c’est une tentative de stigmatisation envers toutes celles qui, de confession musulmane, le refusent et refusent le port du voile, refusent l’uniformisation de leur vie.

Faut-il en conclure que le communautarisme a le vent en poupe en France? Je pense l’inverse. Plus les manifestations communautaristes se font provocatrices, plus cela témoigne de l’impopularité du communautarisme. Les réactions très vives au sujet de cette signalétique ségrégationniste montrent pour le moins un malaise à son égard. Nos concitoyens sont extrêmement sensibles à l’attitude communautariste, on l’a vu notamment lors du grand rassemblement du 11 janvier 2015. Ce seuil de sensibilité, loin d’être une forme d’intolérance, est au contraire le signe que nous sommes très attachés à l’unité de la nation, à l’égalité des droits et des devoirs. En France la fraternité vaut entre des individus libres et égaux et non entre des communautés dont certaines pratiquent la ségrégation et l’inégalité.

On a affaire à une tentative de banalisation du totalitarisme islamiste.

D’autre part, il ne suffit pas de ramener le port du «burkini» à un simple geste communautariste au sens social. Cela va bien plus loin et touche le domaine politique: un jalon s’ajoute à tous ceux posés par une version ultra-réactionnaire et totalitaire de l’islam politique depuis une quarantaine d’années. La forte coïncidence chronologique avec les attentats tragiques de ces derniers mois – et tout particulièrement le massacre du 14 juillet à Nice – le situe comme une provocation politique. Laurence Rossignol a raison de parler d’un «étendard»: on est bien au-delà du moment d’expression religieuse! Ce qui compte ici n’est pas un événement isolé, mais la série, sa continuité et sa cohérence. Une fois de plus, dans un contexte aggravé, on a affaire à une tentative de banalisation du totalitarisme islamiste. Ce «burkini» est très récent, personne ne s’y trompe – on se demande même ce que les islamo-totalitaires vont encore inventer pour pourrir la vie des gens.

LE BURKINI N’EST-IL PAS ÉGALEMENT UNE GAGEURE VIS-À-VIS DES FEMMES? NE PORTE-T-IL PAS ATTEINTE À L’ÉGALITÉ DE L’HOMME ET DE LA FEMME? EN MÊME TEMPS, QUE RÉPONDRE À L’ARGUMENT «LIBÉRAL» DES FEMMES QUI RAPPELLENT QU’ELLE LE PORTE LIBREMENT?

La banalisation du totalitarisme islamiste s’affirme le plus souvent par un contrôle du corps des femmes, par l’accoutumance insidieuse à une forme de «moralité» qui se présente comme quelque chose d’ordinaire, de «normal» et qui de ce fait tend à particulariser et à montrer du doigt celles qui ne s’y plient pas… Cette férocité est véritablement obscène: elle est une forme d’assignation, de harcèlement. Il ne faut pas inverser les choses: ce sont les femmes de culture musulmane refusant cette uniformisation étouffante qui subissent la stigmatisation. Et au-delà d’elles, par elles, toutes les femmes sont visées.

QUE FAIRE SI LES INTERDICTIONS DE BURKINI NE SONT PAS UNE SOLUTION? EST-CE UN COMBAT DE NATURE QUASI-IDÉOLOGIQUE QU’IL FAUT MENER?

Il s’agit bien d’un combat idéologique et politique au sens où la conception de la cité est engagée. Ce combat implique un devoir de réprobation publique.

Le motif de trouble avéré à l’ordre public peut parfois être avancé, mais cela ne peut être que ponctuel et temporaire. Il s’agit bien d’un combat idéologique et politique au sens où la conception de la cité est engagée.

Je pense que ce combat implique un devoir de réprobation publique, dans le cadre et les limites du droit commun bien sûr. Minimiser ces accoutrements revient à les soutenir, contribue à les imposer, à les rendre ordinaires, et donc à accoutumer un totalitarisme. Non, il faut que cela reste extra-ordinaire. Faire en sorte que la manifestation publique de ces marquages soit soulignée, questionnée, critiquée, expliquée dans sa signification politique. Faire en sorte que cela ne soit pas inclus dans le paysage, que ces affichages restent «remarquables» et remarqués. On peut les tolérer et exprimer sa réprobation en disant toute l’horreur qu’ils inspirent. La loi ne les interdit pas: mais ce n’est pas pour cela qu’ils doivent devenir une norme.

Si ne pas porter de voile, si porter une jupe courte, si porter un maillot deux-pièces, si s’attabler seule à la terrasse d’un café, si tout cela devient pour certaines femmes un acte d’héroïsme social, c’est qu’on a déjà accepté que cela le devienne pour toutes, c’est qu’on a déjà accepté de ne pas faire attention aux signaux envoyés par un totalitarisme féroce: c’est l’inverse qui devrait être «normal».

Source :©  Le Figaro Premium – Burkini au Conseil d’Etat : le problème n’est pas la laïcité, mais l’islamisme

Humour. Burkini et voiles

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Le Kroll du 19 août 2016

 

Burkini interdit au Maroc

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C’est parce que le maillot océanique (sic) est interdit au Maroc que les provocatrices téléguidées viennent le promouvoir en France…

Normal, le Maroc est musulman et la France ne l’est pas encore totalement !

BURKINI

 Entrée du célèbre complexe aquatique OASIRIA de Marrakech ….

Donc ce qui ne fait pas polémique (interdiction – excusez du peu) au Maroc, royaume musulman, fait débat de bobos en France……

Le Français Smail Ayad poignarde à mort la Britannique Mia Ayliffe-Chung aux cris de Allahou Akbar

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Nouveau au 30/08/2016

Nous apprenons avec tristesse le décès de Tom Jackson, 30 ans, – jours après l’agression mortelle de la jeune Mia Ayliffe-Chung. Il avait reçu 15 coups de couteau en tentant de sauver sa compatriote britannique. Ce courageux jeune homme était journaliste free lance.

J’ai mal de lire que l’assassin, Smail Ayad était Français. Pour moi, les musulmans de cet acabit ne sont pas français, ce sont des français de papier mais ils sont imperméables à la culture, au us et coutumes, ainsi qu’aux traditions françaises.

I am upset to hear that Smaïl Ayad is a French citizen.He might be French citizen with a French passport but he certainly is not French, cuture proof to French traditions and usages. Muslims hate France and French people since they all belong to Oumma Islamiya and believe in the Quran which reads that « who acts as kouffar does not belong anymore to Oumma Islamiya. »

La Connectrice

Heartbroken:The family of murdered backpacker Tom Jackson  have spoken of their deep grief at losing a much-loved son and brother today

Heartbroken:The family of murdered backpacker Tom Jackson have spoken of their deep grief at losing a much-loved son and brother today

Read more: http://www.dailymail.co.uk/news/article-3764493/Backpacker-Tom-Jackson-dies-hospital-Home-Hill-hostel-knife-attack.html#ixzz4Inwowu00
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Heroic: Tom died trying to save his friend in a savage attack that has shocked Britain and Australia

Heroic: Tom died trying to save his friend in a savage attack that has shocked Britain and Australia

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Smail Ayad, 29, has been named as the man who shouted ‘Allahu Akbar’ as he allegedly went on a bloody rampage in north Queensland

Read more: http://www.dailymail.co.uk/news/article-3757404/French-man-killed-British-backpacker-Queensland-hostel-stabbing-entranced-her.html#ixzz4IkeAamiZ
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Ms Ayliffe-Chung, who is originally from Wirksworth in the UK, studied psychology at Chesterfield College Official and went to high school at The Ecclesbourne School

Ms Ayliffe-Chung, who is originally from Wirksworth in the UK, studied psychology at Chesterfield College Official and went to high school at The Ecclesbourne School  http://www.dailymail.co.uk/news/article-3757404/French-man-killed-British-backpacker-Queensland-hostel-stabbing-entranced-her.html#ixzz4IkfvoctD
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Smaïl Ayad a agressé Mia Ayliffe-Chung le mardi 23 août dans son dortoir de l’auberge de jeunesse où elle s’était arrêtée après un long périple à travers le monde et l’Australie. Elle venait de quitter un job de serveuse. Au cours de cette agression mortelle, un jeune homme a été blessé ainsi que celui qui était intervenu pour neutraliser le forcené.Tom Jackson a reçu une quinzaine de coups de couteau au visage, à la poitrine et au cou. Une trentaine de personnes ont assisté au drame et confirmé qu’il avait crié « Allahou Akbar ».

L’assassin aurait été sous l’emprise de cannabis et aurait écrit des mots morbides, paranoïaques et désespérés sur FCB. Il semblait déséquilibré, nourrissant une obsession pour une modèle. Pour l’instant on ne sait pas s’il avait prêté allégeance à l’Etat islamique. Il a été arrêté et l’enquête se poursuit. Il était tellement enragé que les policiers ont du le menotter au sol et utiliser une bombe au poivre. Dans le fourgon qui le conduisait au poste de police il a mordu la jambe d’un agent.

Au regard du nombre de musulmans déséquilibrés qui poignardent des gens à travers le monde, on se demande s’il ne faudrait pas rétablir de stricts contrôles sanitaires aux frontières afin de vérifier la santé mentale des musulmans. Après tout, on met bien en quarantaine les gens atteints de maladies contagieuses…

Burkini et féminisme

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DÉBATS Burkini : non, ce n’est pas un faux problème !

Certain-e-s y compris se revendiquant du féminisme, s’indignent que cet été la question du burkini ait occupé l’actualité et même mobilisé le premier ministre. La France avec ses arrêtés d’interdiction serait la risée de nos voisins européens tout autant que des Américains et des Canadiens, habitués aux accommodements déraisonnables.

Il y a quelque 3,5 millions de chômeurs et tout ce qu’on trouve à faire c’est de s’écharper à propos d’un morceau de tissu porté par quelques femmes sur les plages ?

Ceux qui tiennent ces propos se refusent à reconnaître que le port du burkini, comme le voile sous quelle que forme que ce soit, s’inscrit dans une stratégie consistant à banaliser l’injonction politico-religieuse faite aux femmes de se rendre « invisibles » dans l’espace public, tout en arborant un symbole qui marque leur différence avec la citoyenne lambda.

Il suffit de jeter un regard en arrière pour constater que les promoteurs de cette stratégie ont petit à petit avancé leurs pions, et que la classe politique, médiatique, et intellectuelle a le plus souvent réagi sur le ton de la tolérance compassionnelle, sans oser analyser ouvertement la signification d’un symbole de ségrégation sexuelle contraire aux valeurs de la République.

En 1989, éclatait l’affaire des voilées du Lycée de Creil. Il existait à l’époque un bulletin d’information « Paris Féministe » qui se saisira du sujet dans son numéro de novembre-décembre 1989 avec pour titre « Calamity Hidjeb ». Tout un programme ! En introduction des nombreux textes écrits par les féministes, mais non repris par les médias. Le slogan était clair et clairvoyant « Ne tchador pas, tu vas te réveiller bâillonnée ». Parmi ces textes le nôtre n’a pas pris une ride : « Le voile pose une condition à la liberté de circuler des femmes. L’accepter au nom de la liberté religieuse c’est comme amputer une autre liberté fondamentale, celle des femmes ». et nous ajoutions «  Il est clair que si le port du voile était toléré, cela constituerait un désaveu à l’égard des jeunes filles et des familles qui osent contester cet aspect de la tradition ».

Plus de dix ans de polémiques autour de la bataille sur le voile à l’école, avec finalement un remarquable discours de Chirac du 17 décembre 2003 :« La République s’opposera à tout ce qui sépare, tout ce qui retranche, tout ce qui exclut ! La règle, c’est la mixité parce qu’elle rassemble, parce qu’elle met tous les individus sur un pied d’égalité, parce qu’elle se refuse à distinguer selon le sexe, l’origine, la couleur, la religion »). Et enfin la loi de 2004.

Une fois ce front apaisé, viendront les autres provocations : à l’hôpital, sur les terrains de sport, à l’université, dans les entreprises, les crèches, les mères accompagnatrices, le voile intégral…et aujourd’hui le burkini, pour tenter d’imposer dans l’espace partagé des signes de différenciation et de revendication ‘identitaire’.

Les textes féministes de 1989 étaient marqués par la révolte des Iraniennes qui dès 1979 avaient manifesté contre l’obligation qui leur avait été faite par le régime de Khomeiny de porter le tchador. Depuis, il y a eu la décennie noire en Algérie, les talibans en Afghanistan, le terrorisme islamiste d’Al Qaeda et de Daesh avec toujours les mêmes images de femmes voilées de la tête aux pieds, alors que ce n’était pas le cas cinquante ans plus tôt.

Secondaire ce combat ? Ce qui touche aux femmes doit-il demeurer en marge de la grande Histoire ? Nous sommes pourtant au cœur même de l’histoire, car ce que les fanatiques n’acceptent pas c’est l’émancipation des femmes.

Cessons d’être dans la victimisation et de nous apitoyer sur celles qui trahissent.

Le Conseil d’État a jugé que les arrêtés municipaux d’interdiction, qui emportent l’assentiment populaire, ne sont pas juridiquement fondés et qu’il faut démontrer le trouble à l’ordre public. C’est oublier que l’ordre public ne saurait se réduire à la question de la sécurité publique et qu’il implique le respect des valeurs communes de la République, parmi lesquelles l’égalité femmes hommes.

Le Conseil d’Etat est passé à côté de l’essentiel : la provocation symbolique à la violence sexiste et une remise en cause de l’esprit de la laïcité.

Françoise Morvan, présidente de la Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes

Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

Linda Weil-Curiel, secrétaire générale de la Ligue du Droit International des Femmes

Burkini. Grossière manipulation au profit de l’Etat islamique. La preuve en photos.

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Les photos publiées dans le Daily mail résultent d’une grossière mise en scène pour une énorme provocation. Les Français jouent à 5 bandes au moins et les Britanniques se vengent des exigences de Hollande suite au Brexit. Pendant ce temps, les misogynes, les musulmans, les islamistes et l’Etat islamique crient victoire. Les femmes sont les grandes perdantes de cette manipulation éhontée.

The woman appeared to be sleeping when the officers approached her on the beach 

Avez-vous vu beaucoup de femmes s’allonger sur les galets sans serviette de bain ni accessoires de plage comme un parasol, et surtout pas de boisson pendant la canicule, mais en burkini ?

La femme semblait dormir quand les policiers se sont approchés http://www.dailymail.co.uk/news/article-3761350/French-mayors-vow-CONTINUE-burkini-beach-ban-struck-court-ruling.html?ito=social-twitter_mailonline

 

Nice, mardi 23/08/2016, application de l’arrêté anti burkini

http://www.bestimage.fr/

http://www.nytimes.com/2016/08/28/world/europe/france-burkini-bikini-ban.html?ref=europe

Regardez-bien elle est sur les cailloux sans drap de bain, que fait-elle sur la plage sinon provoquer pour la photo ?

http://www.dailymail.co.uk/news/article-3761350/French-mayors-vow-CONTINUE-burkini-beach-ban-struck-court-ruling.html?ito=social-twitter_mailonline

Cette photo prise sur une plage de Nice montre trois policiers municipaux attendant qu’une femme enlève sa tunique, conformément à l’arrêté municipal interdisant le port du birkini sur la plage.

L’image a été prise au téléobjectif et vendue à la presse française et internationale par l’agence de presse française bestimage spécialisée dans la traque des personnalités et des coups médiatiques.

Les légendes données à cette image insistent sur le fait que les policiers sont armés. (NYT, The guardian, Daily mail) et certains ont l’honnêteté de préciser qu’il s’agit de bombes lacrymogènes.

Selon David Thomson, auteur du livre Les Français jihadistes (2014, Les Arènes) et spécialistes des questions jihadistes, .Les sympathisants jihadistes semblent eux-mêmes surpris que la police municipale de Nice fasse leur travail de propagande à leur place. Pour eux, c’est du pain bénit. Le récit jihadiste martèle depuis des années qu’il serait impossible pour un musulman de vivre sa religion dignement en France. Alors évidemment, dès leur diffusion, ces photos sont passées en quelques minutes à peine en tête des sujets les plus discutés dans la « jihadosphère », où la tonalité générale était : « La France humilie une pauvre musulmane. »

Mes observations

1-Les policiers en fonction sont naturellement en uniforme avec leur équipement habituel pour faire face à tout trouble à l’ordre public : matraque, pistolet, bombe lacrymogène et gilet pare-balle. Ils ne se sont pas équipés de la sorte uniquement pour interpeller les femmes en vêtement islamique, ce que voudraient laisser croire les commentaires de la presse anglosaxonne

2-La femme a eu le choix d’enlever son uniforme musulman ou de quitter la plage. Elle a choisi d’enlever le vêtement, sans doute informée de la présence d’un photographe parce que suivant les ordres de l’Etat islamique, elle voulait « faire un coup ».

3-La femme reste assise, pourquoi ? Elle aurait du se lever par respect pour les représentants de la loi

4-la photo a été saisie au moyen d’un téléobjectif, ce qui signifie qu’un photographe était posté à un emplacement lui offrant, sans être vu, une vue panoramique sur la plage. Bizarre qu’il se soit trouvé là opportunément pour photographier l’intervention prévisible de la police auprès d’une personne informée de l’arrêté municipal d’interdiction du burkini et ayant choisi de le braver.

5-Ne pouvant ignorer l’arrêté municipal, que faisait cette femme allongée en burquini directement sur les galets de la plage et sans aucun accessoire de plage, même pas de boisson malgré la chaleur, encore plus dure pour une femme tout habillée?  Si ce n’est pas de la provocation, je mange un burkini ! Beurk !

Au regard des points que je viens d’énumérer, il m’apparaît que l’opération était scénarisée et organisée pour créer un scandale et appuyer la future décision du Conseil d’Etat ainsi que le French bashing encore plus actif depuis le brexit et les propos de Hollande sur la contribution du Royaume-Uni (François Hollande a réaffirmé avec force la nécessité de maintenir « les quatre libertés » qui fondent le marché unique (circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes). « Aucune n’est séparable de l’autre », a-t-il dit. Theresa May, de son côté, a répété son intention d’instaurer « un certain contrôle » sur l’entrée des citoyens européens en Grande-Bretagne tout en souhaitant « le bon accord » de libre-échange avec l’UE. Cette divergence de vues « sera le point le plus crucial » de la négociation, a souligné François Hollande.
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/europe/0211148215976-brexit-hollande-reste-ferme-face-a-theresa-may-2016072.php?Yu4JbkTY1rcKwttH.99. )

L’opinion de David Thomson, spécialiste des questions jihadistes va dans le sens d’une provocation au profit du califat-cf la citation ci dessus.

The woman appeared to be sleeping when the officers approached her on the beach 

Avez-vous vu beaucoup de femmes qui s’allongent sur la plage sans serviette de bain ni accessoires mais en burkini ?

La femme semblait dormir quand les policiers se sont approchés http://www.dailymail.co.uk/news/article-3761350/French-mayors-vow-CONTINUE-burkini-beach-ban-struck-court-ruling.html?ito=social-twitter_mailonline

Photo published for French mayors vow to CONTINUE burkini beach ban despite court ruling

Nice, 28/08/2016 https://twitter.com/MailOnline?ref_src=twsrc%5Etfw

https://twitter.com/MailOnline?ref_src=twsrc%5Etfw

Photo published for This image from Brighton beach split UK opinion

Sur la plage de Brighton, les Britanniques seraient partagés sur la question  https://twitter.com/DailyMailUK/status/770179453582446593

A qui profite le crime ?

Afficher l'image d'origine

1-aux musulmans qui sortent vainqueurs de l’épreuve et voient leurs provocations  pour le djihad (guerre sainte) approuvées et admirées et à l’Etat islamique qui compte sur le chaos qu’il crée pour étendre son califat

2-aux mâles qui trouvent dans la stigmatisation du corps des femmes un motif pour agresser celles qui ne se soumettent pas au diktat de la charia et de la mode musulmane

3-aux divers courants politiques français qui exploitent la zizanie pour imposer leur vision afin de tirer leur épingle du jeu en période électorale

4-au gouvernement qui amuse le peuple pour le distraire de ses problèmes quotidiens

5-à l’Europe qui entend briser l’entente franco-allemande pour affaiblir chacune des nations qui la composent

6-aux pays étrangers qui règlent leur compte à la politique étrangère de la France pour servir leurs intérêts stratégiques

Etc.

Toujours selon David Thomson il n’est pas impossible que cette polémique génère une fracture, un dégoût de la France chez certains musulmans, au-delà même des cercles salafistes ou jihadistes. A l’heure où l’on parle de la nécessité de développer un discours pour contrer le narratif jihadiste, on s’aperçoit que non seulement ce contre-discours n’existe pas, mais qu’en plus, certaines autorités françaises offrent de quoi renforcer ce contre quoi elles pensent lutter.

La Connectrice outrée de voir tout le monde tomber dans le panneau du burkini

Humour. Le burkini sème la zizanie

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